Le port du masque devient obligatoire ce 20 juillet dans les lieux publics clos. Le gouvernement a précisé quels sont les établissements entrant dans cette catégorie.

C’est officiel depuis le 20 juillet : les Français et les Françaises ont l’obligation de porter en permanence un masque sur le visage dans tous les lieux publics clos, sous peine de se voir infliger une amende de 135 euros. Cette consigne, annoncée par Emmanuel Macron lors de son interview du 14 juillet, vise à prévenir toute remontée en puissance de l’épidémie, alors que plusieurs signaux préoccupants ont été observés ces dernières semaines.

Seulement, aucune définition ne dit ce qu’est un « lieu public clos ». Il existe certes des « établissements recevant du public », qu’utilise l’administration française pour classer un certain nombre d’exploitations, sauf que cette catégorie inclut aussi des « établissements de plein air ». Or, ces derniers paraissent naturellement incompatibles avec l’idée que l’on peut se faire d’un lieu public clos, c’est-à-dire qui n’est pas à ciel ouvert et entre quatre murs.

Certains passants vont même plus loin, en portant un masque à l’extérieur — mais pas toujours de la bonne façon. // Source : Pixabay

C’est pour éviter d’inutiles confusions que le gouvernement a fini par publier une liste pour préciser quels sont les établissements qui tombent dans cette définition — une liste qui pourra d’ailleurs éventuellement être amenée à être actualisée plus tard, si jamais les autorités se rendent compte que des exploitations ont été oubliées. Olivier Véran, le ministre de la Santé et des Solidarités, a partagé ladite liste sur Twitter, le 20 juillet.

Les lieux publics clos concernés par le masque

  • Salles d’audition ;
  • Salles de conférence ;
  • Salles de réunion ;
  • Salles à usages multiple ;
  • Salles de spectacle ;
  • Salles de cinéma ;
  • Restaurants ;
  • Débits de boissons ;
  • Hôtels ;
  • Pensions de famille ;
  • Salles de jeux ;
  • Établissements d’éveil, d’enseignement et de formation ;
  • Centres de vacances ;
  • Centres de loisirs sans hébergement ;
  • Bibliothèques ;
  • Centres de documentation ;
  • Établissements de culte ;
  • Établissements sportifs couverts (sauf au moment de la pratique, d’après le ministère des Sports) ;
  • Musées ;
  • Établissements de plein air ;
  • Chapiteaux, tentes et structures ;
  • Gares ;
  • Hôtels-restaurants d’altitude ;
  • Établissements flottants ;
  • Refuges de montagnes ;
  • Magasins de vente ;
  • Centres commerciaux ;
  • Administrations ;
  • Banques ;
  • Marchés couverts.

Il est à noter que les transports en commun ne sont pas mentionnés, car ce ne sont pas des lieux. Seules les gares (ferroviaires, routières) sont évoquées. Pour autant, cela ne veut absolument pas dire que l’on peut voyager à visage découvert. Dans les trains comme dans les bus ou les tramways, le port du masque est déjà imposé depuis plusieurs mois, dans le cadre d’une mesure sanitaire spécifique décidée le 11 mai, lors de la première phase du déconfinement. Ne pas le porter pendant le voyage expose à une amende de 135 euros.

Le port du masque est exigé dans les transports en commun depuis le 11 mai. // Source : Omar Belkaab / Numerama / Frandroid

Quid des entreprises ?

La liste n’inclut pas directement les entreprises de façon générale, même si elle comprend de fait de nombreuses exploitations qui sont des entreprises. Plusieurs éléments peuvent expliquer cette absence : d’abord, parce que les activités de nombreuses sociétés font qu’elles ne reçoivent jamais du public. Ensuite, parce qu’elles peuvent déjà suivre leur propre protocole sanitaire. Et enfin, parce que le respect du port du masque ne pourrait pas être vérifié par les forces de l’ordre.

Une entreprise de BTP par exemple ne reçoit en règle générale pas de badauds, en tout cas dans ses locaux ou sur les chantiers, mais elle peut très bien avoir un accueil. Mais à l’inverse, une boutique de cosmétiques — qui entre donc dans la catégorie des magasins de ventes — cherche à attirer une clientèle et doit donc faire porter un masque à ses équipes et demander au public d’en avoir un.

Le gouvernement rappelle enfin qu’il est également possible que certains établissements qui ne figurent pas dans cette liste imposent quand même le port du masque — cela relève de la responsabilité de son gérant. En principe, celui-ci signale quelles sont les règles à respecter à l’entrée de son exploitation — dans tous les cas de figure, si vous avez un doute, le mieux à faire reste de mettre un masque.

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