La société Virgin Galactic annonce un partenariat avec des acteurs-clés de l'industrie spatiale italienne pour développer le tourisme spatial dans le pays.

Le développement du tourisme spatial selon Virgin Galactic passera donc par l’Italie. La société américaine a en effet annoncé le 6 juillet un partenariat avec deux sociétés italiennes, Sitael et Altec, pour installer une base de lancement non loin de Grottaglie, une commune située dans le talon de la botte italienne. Plus exactement, c’est l’aéroport de Taranto-Grottaglie qui accueillera le spatioport.

Le projet de port spatial italien a en réalité quelques années : le communiqué rappelle ainsi qu’Altec, qui est détenue par l’Agence spatiale italienne et Thales Alenia Space, une coentreprise franco-italienne, a d’abord signé un protocole d’accord avec Virgin Galactic en septembre 2016, traduisant ainsi plusieurs mois de négociation entre les différentes parties.

Presque un an plus tard, le projet s’est densifié au niveau étatique avec l’approbation par le département d’État  américain eu août 2017 au sujet d’un accord d’assistance technique en vue de l’élaboration d’un plan de construction du port spatial qui fournira l’infrastructure pour les futurs vols suborbitaux de Virgin Galactic. Projet qui est aujourd’hui confirmé, mais dont le calendrier à venir reste à fixer.

VSS Unity
Crédits : Virgin Galactic

L’industrie italienne impliquée

L’accord conclu en juillet prévoit la construction d’un vaisseau spatial spécifique, qui mêlera l’expertise de Virgin Galactic mais aussi celle des sociétés italiennes. Et il ne s’agira pas d’une contribution symbolique dans ce futur engin. Au contraire, il est question d’une participation significative sur les plans industriel et technologique. Il est prévu que l’appareil demeure sur la future base de lancement italienne.

Si les plans de Virgin Galactic tournent autour du tourisme spatial, la compagnie fondée par le milliard britannique Richard Branson dit avoir d’autres préoccupations — en tout cas, pour ce qui est de son développement italien. Ainsi, il est dit que l’engin pourrait être utilisé par des clients comme l’Agence spatiale italienne en tant que plateforme scientifique pour la recherche spatiale.

Depuis le début de l’année, Virgin Galactic a effectué avec succès deux tests-clés, avec l’allumage du moteur-fusée. Il s’agissait de deux essais aériens, dans la mesure où l’altitude retenue n’était que de quelques dizaines de kilomètres. Cependant, cela a été l’occasion d’éprouver l’engin pendant une séquence supersonique et vérifier son comportement pendant la phase de retour sur Terre.

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