Deux mois après un premier vol réussi, Virgin Galactic a bouclé fin mai un deuxième test aérien avec succès. La navette a atteint une vitesse supersonique et évolué à très haute altitude. D'autres tests sont prévus plus tard dans l'année.

Mission accomplie pour Virgin Galactic. Mardi 29 mai, l’entreprise fondée par Richard Branson a procédé avec succès au second vol motorisé de sa navette spatiale, le VSS Unity. Pendant les quelques dizaines de secondes où le moteur-fusée était en action, l’appareil a pu atteindre une vitesse supersonique et évoluer dans la stratosphère, à une altitude plus élevée encore que lors du premier vol.

L’avion suborbital a en effet grimpé jusqu’à 34,9 kilomètres d’altitude, là où son vol inaugural motorisé s’était contenté d’une distance au sol de 25,6 kilomètres. Pour le reste, la seconde mission ressemblait fort à la première : le moteur a servi pendant 31 secondes et la vitesse atteinte a été d’un peu plus de 2 346 km/h (Mach 1,9). En comparaison, le VSS Unity avait volé à Mach 1,87 précédemment.

Le vol organisé fin mai visait à tester la maniabilité supersonique du VSS Unity et la performance du système de contrôle avec des paramètres du véhicule se rapprochant de la configuration commerciale finale. En particulier, l’avion a vu son centre de gravité être déplacé vers l’arrière avec l’ajout de sièges passagers et de divers équipements pour simuler une vraie mission.

Car l’objectif de Virgin Galactic est là : pouvoir transporter de riches touristes pour un petit tour dans l’espace. Si à plusieurs reprises il a été question de pouvoir proposer dès cette année les premiers vols, le calendrier paraît de moins en moins tenable à mesure que les mois passent. D’autres vols sont attendus dans les mois à venir. D’ici là, Virgin Galactic va étudier en détail les données de cette mission.

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