Ossic s'était lancé sur Kickstarter pour créer un casque audio adapté à la VR. Bien qu'elle ait pulvérisé son objectif, la startup annonce sa fermeture... et que les contributeurs qui n'ont pas reçu le produit ne seront pas remboursés.

La prise de risque est inhérente au principe du crowdfunding : les projets, y compris les plus insolites, qui font appel à la générosité des internautes peuvent très bien ne jamais voir le jour s’ils peinent à convaincre ou à recueillir les fonds espérés. Dans ce cas, les donateurs récupèrent habituellement les sommes qu’ils avaient misé sur ledit projet.

Sauf ceux qui ont contribué au projet d’Ossic. Cette startup a lancé sur Kickstarter une campagne pour financer son produit Ossic X, présenté comme « le casque audio en 3D le plus perfectionné du monde ». L’objet était notamment destiné à la réalité virtuelle, afin de fournir un son surround autour de l’utilisateur.

Ni casque, ni remboursement

L’entreprise, qui annonçait viser l’objectif de 100 000 $ sur le site, est parvenue à lever 2 708 472 $. Elle a également pulvérisé son objectif sur la plateforme Indiegogo, où un autre financement participatif avait été lancé.

Or, tous les internautes qui avaient pensé détenir un jour le casque — prix estimé, entre 199 et 299 $ — ne recevront jamais le colis attendu dans leur boîte aux lettres. En effet, Ossic a annoncé que son activité prenait fin, le 21 mai 2018, et que les donateurs qui n’ont pas reçu le casque ne seront pas non plus remboursés.

Ossic

« C’est avec le cœur extrêmement lourd que nous devons vous informer qu’Ossic est en train de fermer et sera dans l’incapacité de livrer les casques Ossic X restants », écrit la startup sur son site. Ossic explique avoir réussi à livrer les premières unités de son produit, mais que les livraisons ont été interrompues car « l’entreprise n’a plus d’argent ».

« Nous sommes extrêmement navrés de ne pas pouvoir vous livrer le produit, et nous voulions que vous sachiez que notre équipe a fait son possible, y compris investir nos propres économies et travailler sans salaire pour épuiser toutes les possibilités », poursuit Ossic.

Malgré le succès rencontré par les campagnes de crowdfunding, la startup ne sera donc pas en mesure de livrer les unités restantes. Des contributeurs mécontents se retrouvent désormais sur Facebook, dans un groupe qui a réuni 1 800 membres en près de 48 heures.

Partager sur les réseaux sociaux