Waze s'associe à l'European Emergency Number Association pour mener un test en Europe. Il s'agit de voir si les alertes des automobilistes envoyées via Waze, si elles sont transmises en même temps aux secours, peuvent aider ces derniers à intervenir plus vite.

Si vous êtes automobiliste, vous connaissez sans doute Waze. Cette application de GPS collaboratif acquise par Google en 2013 permet en effet de suivre non seulement son trajet mais aussi d’interagir avec les autres conducteurs roulant à proximité, en leur signalant tout évènement inhabituel sur la route.

Il y a un problème de circulation ? Vous pouvez envoyer une alerte aux autres. La rue est barrée ? Même chose. Un accident a eu lieu ? Vous avez repéré un débris sur la voie qui constitue un danger ? L’appli a tout ce qu’il faut pour relayer l’info, même en cas de radar, de police ou d’erreur sur la carte.

L’interface de Waze.

Bien sûr, le service est mutuellement profitable : vous bénéficiez des alertes envoyées par les autres utilisateurs et ils ont accès aux vôtres. Mais bientôt, certaines de vos notifications seront aussi adressées à l’European Emergency Number Association (EENA), lorsque celles-ci porteront sur des accidents.

L’idée est la suivante : plutôt qu’attendre le coup de fil d’un conducteur constatant un accident, les secours pourraient être prévenus en même temps lors du signalement sur Waze. L’information, anonymisée, pourrait être ensuite confirmée par d’autres alertes venant d’autres conducteurs pour avoir la certitude qu’il ne s’agit pas d’un faux positif, histoire de ne pas dépêcher un véhicule d’intervention pour rien.

Bien sûr, on rétorquera que l’automobiliste, plutôt que de cliquer sur l’application pour prévenir les autres usagers de la route et les secours, devrait plutôt appeler directement ces derniers au téléphone. Cependant, il est plus facile et plus rapide d’envoyer une notification en touchant deux ou trois icônes plutôt que de prendre son téléphone (ce qui n’est pas autorisé pendant la conduite), composer le numéro, attendre d’avoir quelqu’un en ligne et lui expliquer le problème.

Le dispositif pourrait aussi fonctionner en sens inverse : si un accident a été repéré par des conducteurs et remonté aux secours, ceux-ci pourraient ensuite rediffuser l’alerte à d’autres automobilistes, par exemple dans un périmètre élargi, de façon à ce qu’ils ajustent leur vitesse ou évitent la zone pour ne pas tomber dans des bouchons ou des ralentissements.

Waze carte
CC Brian Dys Sahagun

Pour que le système soit pertinent, il faut évidemment que les conducteurs jouent le jeu et utilisent Waze — en restant attentifs à la circulation, évidemment — pour que les alertes collent au plus près du moment où les problèmes ont lieu. Le dispositif imaginé par Waze et l’EENA ne sera pas disponible immédiatement, de toute façon : pour l’instant, les deux partenaires doivent recruter quatre volontaires pour expérimenter le concept au niveau européen.

Au fil des mises à jour, Waze a fait évoluer ses fonctionnalités pour améliorer la sécurité routière : l’application n’indique plus par exemple la position des radars, qui visent à forcer les conducteurs à rouler à la bonne allure, et affiche une alerte si un dépassement significatif des limitations de vitesse est détecté. L’application propose même une option pour ne pas oublier bébé à bord.

Partager sur les réseaux sociaux