Le gouvernement lituanien vient de confirmer la création d'un visa pour inciter les créateurs de startups à développer leurs projet sur son sol. Il est destiné aux entrepreneurs qui ne résident pas dans l'Union européenne.

Si la France cherche à attirer chez elle les talents de l’économie numérique à grand renfort de French Tech Visa, elle est loin d’être le seul État européen à légiférer dans ce sens. Du côté des pays baltes, notamment, l’Estonie propose depuis fin 2016 le statut original de « e-résident », permettant aux créateurs de startups de lancer leur projet dans un environnement fiscal avantageux. En Lituanie, un pas vient également d’être fait avec la création d’un visa spécialement destiné aux entrepreneurs qui ne résident pas dans un pays de l’Union européenne.

Le Conseil des ministres lituanien vient en effet d’approuver un ensemble de modifications législatives afin de faciliter l’obtention du droit de résidence permanente aux citoyens des pays hors UE qui souhaitent fonder leur startup en Lituanie. Une législation sur laquelle le gouvernement travaille depuis avril 2016, précise Venture Beat.

L’un des objectifs est de lever une partie des contraintes bureaucratiques (comprenez, une montagne de papiers à fournir) qui pèsent habituellement sur les créateurs de startups. Par ailleurs, ce visa devrait permettre une installation plus facile sur le sol lituanien, y compris pour la famille de l’entrepreneur.

Les pays baltes avantagés par une réforme du H-1B ?

L’ouverture de ce visa lituanien intervient alors que, de l’autre côté de l’Atlantique, les entreprises de la tech risquent d’être touchées par une réforme du visa H-1B souhaitée par Donald Trump. Menaçant tout particulièrement Facebook, les restrictions potentielles de ce visa pourraient également conduire à un brain drain (fuite des cerveaux) dans d’autres pays que les États-Unis. Or, il y aurait fort à parier que ces immigrants qualifiés envisagent de se tourner vers les pays baltes, comme l’Estonie, tout particulièrement réputée pour son économie numérique. Dans cet élan, la Lituanie pourrait bien emboîter le pas de son voisin.

En plus d’apporter des idées innovantes sur le territoire lituanien, les entrepreneurs devront avoir un business modèle évolutif à mettre en avant pour voir leur demande de visa validée. Les dossiers seront examinés par un comité, composé d’accélérateurs de startups et de fonds de capital-risque.

« Nous voyons les startups comme partie intégrante d’une économie innovante, a déclaré Mindaugas Sinkevičius, ministre de l’Économie de la Lituanie. Nous ouvrons donc nos portes aux talents qui adhèreront et contribueront à notre éco-système de démarrage de 320 entreprises. »

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