Donald Trump envisage de restreindre le visa H-1B, particulièrement prisé par les entreprises de la tech puisqu'il permet d'offrir un visa de 3 ans à des travailleurs qualifiés. Facebook, considéré comme « dépendant » à ce sésame, est particulièrement menacé.

Parmi les nombreuses mesures adoptées ou envisagées par Donald Trump suivies de près par le monde de la tech américaine, la potentielle réforme du visa H-1B, qui permet d’offrir un droit de séjour de 3 ans à des travailleurs étrangers qualifiés, inquiète particulièrement. Mais toutes les entreprises ne sont pas concernées à la même échelle par une potentielle restriction de ce sésame actuellement limité à 65 000 délivrances par an.

Ainsi, entre Microsoft, Apple, Amazon, Google et Facebook, le réseau social est clairement le plus menacé par les changements prévus par Trump afin, selon lui, d’empêcher les travailleurs étrangers d’être « favorisés » par rapport aux Américains.

Facebook
CC Marcin Wichary

Facebook, un géant considéré comme « dépendant » au H-1B

Si l’entreprise de Mark Zuckerberg est loin d’être celle qui recourt le plus aux ingénieurs et autres experts en informatique dotés d’un visa H-1B, ces 3 339 employés représentent presque 20 % des 17 048 salariés dénombrés de Facebook au 31 décembre 2016. Un pourcentage qui en fait techniquement une entreprise considérée comme « dépendante » au H-1B contrairement aux autres géants de la tech.

À l’inverse, Apple fait appel à plus de 23 000 détenteurs d’un tel visa, mais ceux-ci représentent moins de 1,5 % des 2 millions d’emplois américains créés directement ou indirectement par l’entreprise — qui reste le flou sur le nombre exact de salariés américains, ses derniers chiffres remontant à 2014 . Microsoft, IBM et Amazon, eux, y recourent dans les mêmes proportions (respectivement 9 589, 9 620 et 7 679), bien inférieures à la barre des 15 % d’effectif.

Facebook n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de Reuters au sujet du visa H-1B.

À lire sur Numerama : Visa américain H-1B  : pourquoi les entreprises de la tech craignent une réforme

 

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