SpaceX a commencé en 2017 à réutiliser des morceaux de sa fusée Falcon 9 qui ont déjà servi pour de précédentes missions. Mais pour l'heure, l'intervalle de temps s'écoulant entre le premier vol et celui de la réutilisation se compte en mois. Un point sur lequel SpaceX veut s'améliorer très vite.

Lorsque SpaceX a réutilisé pour la première fois un étage de sa fusée Falcon 9, il s’est écoulé pratiquement un an entre le moment où le lanceur a effectué son tout premier vol et la fois où il a servi pour une autre mission. L’étage en question avait servi le 8 avril 2016 pour un ravitaillement de la station spatiale internationale, puis le 30 mars 2017 pour placer un satellite en orbite.

La deuxième fois que l’entreprise américaine a employé un étage de sa fusée Falcon 9 qui avait déjà servi, l’écart entre les deux vols a été beaucoup plus court : à peine un peu plus de cinq mois. L’étage en question avait servi en début d’année pour placer une grappe de dix satellites en orbite puis à la fin du mois de juin pour en positionner un autre.

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CC SpaceX

On le voit, SpaceX a beaucoup progressé entre deux réutilisations de fusée : le temps s’écoulant entre le premier vol et celui de la réutilisation a été divisé par deux. Mais cinq mois d’attente, c’est encore trop long pour la société fondée par Elon Musk. À terme, elle aimerait être capable de récupérer le premier étage, le reconditionner et le remettre sur le pas de tir en à peine 24 heures.

Tel est l’objectif ambitieux affiché par l’entrepreneur américain le 19 juillet. Selon lui, son entreprise a d’ores et déjà planifié le chemin à suivre pour y parvenir mais ça ne sera pas pour tout de suite : ce timing très resserré ne sera pas mis en œuvre avant 2018, à une date encore indéterminée. Cela laissera le temps à SpaceX de faire d’autres lancements et de s’exercer à réduire encore les délais.

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CC SpaceX

Reste à savoir si le carnet de commandes suivra (ce n’est pas tout de pouvoir lancer à 24h d’intervalle : encore faut-il avoir quelque-chose à lancer) et s’il sera possible de mobiliser les bases de lancement de l’armée américaine plus longuement (SpaceX fait décoller ses engins depuis Cap Canaveral ou Vandenberg mais il n’est pas le seul à se servir de ces plateformes).

Et l’on ne parle pas évidemment de la météo, qui peut changer significativement en 24 heures.

Sans doute ces obstacles seront surmontés par SpaceX la plupart du temps : du côté du carnet de commandes par exemple, il y a quelques dizaines de satellites en attente d’être envoyés dans l’espace ainsi que plusieurs missions de ravitaillement de la station spatiale internationale. On imagine qu’en casant deux lancements dans une même fenêtre de tir de 24 heures, SpaceX pourra signer encore plus de contrats à l’avenir.

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