La mission PLATO, qui restait jusqu'ici un projet de l'Agence spatiale européenne, va se concrétiser : à partir de 2026, cet observatoire spatial tentera de repérer les planètes d'autres systèmes solaires qui présentent des caractéristiques semblables à la Terre. L'étude doit durer 4 ans.

La mission PLATO verra bien le jour : l’Agence spatiale européenne (ESA) a approuvé, ce mardi 20 juin, le futur lancement de cet observatoire spatial chargé de repérer des planètes appartenant à d’autres systèmes solaires.

C’est une avancée majeure pour PLATO (pour PLAnetary Transits and Oscillations of stars, soit l’étude des transits planétaires et des oscillations stellaires), trois ans après avoir été sélectionné par le comité du programme de l’ESA.

En attendant la concrétisation de la mission, qui doit débuter en 2026 et durer 4 ans,  l’appel d’offres pour la construction de ce satellite doté de 26 télescopes de 12 centimètres de diamètre devrait être lancé dans les prochains mois.

Le sytème TRAPPIST-1

Repérer les planètes les plus semblables à la Terre

C’est à partir de cet observatoire spatial chargé de scruter l’espace que l’ESA compte repérer de nouvelles exoplanètes et mieux comprendre leurs caractéristiques, alors que la Nasa a annoncé, en février dernier, la découverte de 7 exoplanètes de la taille de la Terre en orbite autour de l’étoile surnommée TRAPPIST-1.

Surtout, PLATO doit permettre de repérer les planètes les plus semblables à la Terre pour « y concentrer les analyses à venir » dans l’espoir d’y détecter de la vie, comme l’explique Willy Benz, professeur d’astronomie à l’université de Berne, cité par La Tribune de Genève.

Mais la mission doit aussi répondre à deux questions précises  : « Quelles sont les conditions nécessaires pour que se forment les planètes et pour qu’apparaisse la vie d’une part, et comment le système solaire fonctionne-t-il d’autre part ? »

PLATO va donc récolter plus d’informations sur ces exoplanètes, en observant « les étoiles relativement proches à l’affût de légères baisses de luminosité », ces phénomènes étant caractéristiques du transit des planètes ciblées, qui a pour effet de réduire leur lumière.  Cette étude est censée permettre à PLATO d’en extraire leur masse, leur rayon et leur âge.

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