La société Theranos, qui veut révolutionner les analyses sanguines, enchaîne les soucis. Dernièrement, l'entreprise a été contrainte de fermer son second laboratoire après une inspection des autorités.

L’horizon s’assombrit un peu plus pour Theranos, la startup américaine fondée par Elizabeth Holmes qui est spécialisée dans les analyses sanguines. Déjà en grande difficulté, la voilà qui a été contrainte de fermer son dernier laboratoire après n’avoir pas donné satisfaction lors d’une inspection réglementaire de ses installations, selon le Wall Street Journal.

Le quotidien révèle en effet que le laboratoire basé à Scottsdale, en Arizona, a montré des « lacunes » lorsque des représentants de l’agence fédérale CMS (Centers for Medicare and Medicaid Services), qui dépend du département de la santé, ont visité les locaux l’automne dernier. Or, comme le pointe Techcrunch, Theranos ne les a pas signalées, notamment à ses investisseurs et à ses clients.

Hôpital médecine

Cette décision est une mauvaise nouvelle de plus pour un groupe qui a dû mettre à la porte 41 % de ses salariés en début d’année. Aujourd’hui, ses effectifs s’élèvent à 220 personnes alors qu’ils atteignaient les 800 l’été dernier, rapporte La Tribune. Déjà en octobre, il a fallu que la startup se sépare de centaines d’employés, estimant qu’il lui fallait réorienter ses ressources pour redresser la barre.

À cela s’est ajoutée la fermeture de l’autre laboratoire de Theranos, situé cette fois en Californie, pour des raisons similaires à celles qui ont entraîné la fermeture de celui basé en Arizona. Tout ça, dans un contexte où la fondatrice et patronne de Theranos, Elizabeth Homes, a été condamnée en juillet dernier à au moins deux ans d’interdiction de gérer ou de posséder des laboratoires médicaux, note Le Monde.

Très contestée sur le terrain de l’analyse sanguine, la startup Theranos s’emploie depuis l’été dernier à se remettre sur les rails avec un équipement miniaturisé et automatisé de tests sanguins, baptisé MiniLab. Parmi les objectifs de ce nouveau dispositif figurait la détection du virus Zika, qui a connu une forte médiatisation lors des Jeux olympiques de Rio en 2016.

Mais là encore, Theranos a eu quelques soucis lorsque l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration) a émis des réserves sur la procédure de détection. Là encore, le fonctionnement de MiniLab consiste à prélever des gouttes de sang pour y effectuer une batterie de tests et indiquer quels sont les maux qui s’y trouvent éventuellement.

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