Take-Two Interactive entend prouver à la justice qu'il a le droit d'utiliser les tatouages des joueurs NBA, ce que conteste la société Solid Oak Sketches, qui en possède les droits.

À qui appartiennent vraiment les tatouages ? À celui qui le fait ? Ou à celui qui les porte ? C’est un long débat qui doit actuellement trouver une réponse de droit, puisque Take-Two Interactive, éditeur derrière les NBA 2K, et Solid Oak Sketches, qui détient les copyrights sur plusieurs tatouages portés par des basketteurs, s’affrontent sur le sujet.

Le combat a été lancé en février 2016 et, aujourd’hui, le géant du jeu vidéo s’active toujours pour prouver qu’il est dans son droit et que le plaignant, réclamant 1,1 million de dollars, est un opportuniste. Il s’appuie sur plusieurs arguments forts. S’ils sont refusés par la justice, cela pourrait ouvrir la boite de Pandore.

À qui appartiennent les tatouages ?

Take-Two explique qu’il est de son devoir de représenter les joueurs NBA tels qu’ils sont dans la vraie vie. Cela relève de l’authenticité et du réalisme essentiels pour qui souhaite donner naissance à une vraie simulation. Si NBA 2K montre un LeBron James sans ses tatouages iconiques, alors les fans crieraient au scandale. C’est d’autant plus vrai que les tatouages sont particulièrement prisés des basketteurs, jouant la majorité du temps avec des maillots sans manche (on appelle ça la self-expression).

En outre, Take-Two rappelle que les tatouages apparaissent rarement dans les NBA 2K, tout d’abord parce que le casting de joueurs est énorme (plus de 400). « Même quand les tatouages apparaissent à l’écran, ils ne sont pas proéminents étant donné que la caméra se base la majorité du temps sur un plan large et que les avatars des joueurs sont des petites images. En outre, les tatouages sont plus petits que dans la vraie vie. Cela rend les tatouages difficile, voire impossible, à voir quand les joueurs concernés apparaissent  » agrémente Take-Two. 

Pour terminer, Take-Two estime que si Solid Oak Sketches gagne, alors « il pourra utiliser ce jugement pour contester toutes les publications et programmes de télévision où apparaissent les joueurs, ainsi que dans les autres jeux vidéo  ». Il ajoute : « Ce serait illogique d’autoriser Solid Oak Sketches à faire un procès à chaque fois qu’un joueur portant un de ses tatouages commercialise son image, ou pire, apparaisse en public  ». En somme, ce serait la porte ouverte à toutes les fenêtres et une averse de cas similaires à prévoir.

On rappellera que feu THQ avait perdu un procès contre un tatoueur en 2012 pour le jeu UFC Undisputed 3.

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