T411 délaisse sa précédente adresse web. Le site de liens BitTorrent, très populaire auprès des internautes francophones, vient d'en choisir une autre.

T411 prend en quelque sorte un nouveau départ. Un peu plus de neuf mois après son précédent déménagement, l’un des plus célèbres sites de liens BitTorrent — en tout cas sans doute le plus connu en France — vient de s’équiper d’un nouveau nom de domaine il y a tout juste quelques jours.

Direction le Liechtenstein. Les administrateurs du site ont en effet jeté leur dévolu sur l’extension de premier niveau réservée à la petite principauté (.li). L’ancienne adresse, qui utilisait l’extension attribuée à la Suisse (.ch), demeure active (pour l’instant en tout cas) mais une direction s’effectue automatiquement.

Direction le Liechtenstein

Pour les fidèles du site, la bougeotte de T411 n’a rien de neuf. Voilà en effet des années que le site passe d’une URL à l’autre, sans jamais crier gare. Il y a eu l’utilisation de l’extension du Monténégro (.me), celle du territoire britannique de l’océan Indien (.io), celle de l’Inde (.in) et, récemment, celle de la Suisse (.ch).

Comme toujours, T411 se montre très évasif sur les raisons l’ayant conduit à faire ses valises pour aller voir ailleurs. Le message laissé à l’accueil se contente d’une mise en garde générale, en invitant les visiteurs à actualiser leurs favoris et à éventuellement ajuster leur antivirus si jamais il manifeste des signes d’inquiétude.

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Concernant la France, l’accès à T411 est désormais contrarié par l’action de la société civile des producteurs phonographiques. En avril 2015, celle-ci a engagé une procédure judiciaire pour infraction au droit d’auteur qui a eu pour effet d’entraîner le blocage par les opérateurs de plusieurs domaines auparavant utilisés par T411.

Cependant, le verdict énoncé en première instance expose que « toute mesure touchant un autre site doit être autorisé par une autorité judiciaire, les FAI n’ayant pas d’obligation de surveillance des contenus et la SCPP ne disposant pas du droit de faire bloquer l’accès à des sites sans le contrôle préalable de l’autorité judiciaire ».

En clair, cela signifie que la SCPP devra repasser par la case judiciaire pour obtenir le blocage de toute nouvelle URL (comme celle en .li). Mais même si ce scénario survient, ce ne sera pas forcément très difficile d’échapper aux mesures déployées par les fournisseurs d’accès : en général, un simple changement du DNS suffit.

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