Vous savez de quoi je parle : le type de crève hivernale qui vous surprend un beau matin. On enfile un jogging, des chaussettes de ski, un hoodie Doctor Who, et on lance la beta de Tom Clancy’s The Division.

Pour être honnête, le terrain s’était préparé tout seul : les joueurs autour de moi sont plutôt optimistes sur ce jeu made in Ubisoft. Personnellement, je ne le suis pas plus que ça, je me méfie de ces battages médiatiques, mais bon, lançons la beta. J’ai opté pour la version PS4, « ça ne pourra pas être pire ».  En 2013, ce jeu avait été présenté à l’E3 : j’y étais, et on y voyait déjà le prochain Gears of War. Dixit les mecs sur le stand. C’est vrai que la démo technique de l’époque était intéressante et impressionnante. Nous sommes en 2016, le jeu est en retard, mais il est enfin là.

The Division est un jeu post-apocalyptique qui se déroule à New York et vous allez prendre la tête d’une petite équipe pour aider à rétablir la sécurité dans la ville. En gros, c’est le dawa sur place car, pour ne pas changer, une pandémie dévastatrice a balayé la métropole américaine.

Cette beta est assez courte et ressemble davantage à une bonne vieille démo d’environ deux heures de jeu. Après avoir découvert votre QG, qu’il faut entretenir et développer, vous vous lancez dans une petite mission, où il faut sauver un médecin. Enfin, vous pourrez accéder à la Dark Zone, une zone de PvP (joueur contre joueur).

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C’est moi

Qui dit bêta test, dit « limité » et vous ne pourrez donc pas personnaliser votre avatar. Une fois que le sexe de votre avatar et son apparence ont été choisis, vous vous retrouvez dans New York, un lieu rempli de rencontres, de missions secondaires et de boîtes à surprises cachées — en gros : tout ce qui contribue à l’expansion et à l’entretien de votre base d’opérations, le fameux QG.

Les graphismes sont riches, l’attention aux détails est affinée, le jeu est immersif et l’interactivité est bel et bien présente. Par contre sur PS4, le jeu souffre de grosses baisses de framerate, ce qui a un impact sur l’expérience. Les détails sont également bien moins présents que sur PC — ça brille moins, les effets manquent. Évidemment, il faudra attendre de tester la version commerciale, mais il ne reste qu’un petit mois aux développeurs pour terminer tout cela. À vrai dire, je suis assez pessimiste sur la version PS4. Si je peux me permettre de vous donner un conseil au flair, optez pour la version PC.

TPS, MMO Style

Ubisoft nous dévoile donc un TPS « MMO Style », que l’on peut facilement comparer à Destiny : un jeu de tir à la troisième personne, façon Gears of War, entre le jeu de tir et le jeu de rôle. Le tout est dans un monde ouvert persistant, à l’image de Watch Dogs. Enfin théoriquement, car la bêta prend place à New York mais uniquement dans le quartier Midtown de la partie sud de Manhattan. J’imagine que des DLC payants et gratuits permettront d’accéder à d’autres zones et quartiers.

Contrairement à Destiny, les personnages dans The Division ne se limitent pas à une classe. Vous pouvez modifier les capacités de votre personnage en fonction de votre style de jeu, ou en fonction des autres membres de votre équipe. Des éléments empruntés au RPG, à l’image des modifications que vous pouvez apporter à vos armes.

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Ça canarde

Le look&feel de Manhattan à New York est bien présent, les rues ne se ressemblent pas, et la météo semble changer en temps réel. D’ailleurs, j’ai remarqué que le brouillard avait tendance à apparaître pendant les scènes de combat, ce qui peut aider votre machine à mieux gérer son framerate. Des réfugiés vous demandent de l’aide aux coins des rues, « un petit Coca s’il vous plaît ». Sans oublier les gratte-ciels et les décombres. Oui, cette ambiance post-apo est clairement réussie.

L’interface utilisateur affiche beaucoup d’informations : nous sommes clairement dans un jeu qui met en avant les chiffres et les statistiques. Pourtant, en situation de combat, l’interface reste minimaliste. Heureusement. J’apprécie particulièrement l’affichage des profils et de tout un tas de choses en mode réalité augmentée. C’est dans cet écran que vous accédez à votre arbre technologique où vous dépensez vos points de compétences, toujours façon RPG.

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Les menus

Et pourtant, je reste assez mitigé sur le jeu auquel j’ai joué quelques heures : les joueurs IA étaient tous similaires, un petit bonnet qui change de couleurs en fonction des factions. Tout semble très scripté : ils se déplacent en fonction de l’avancement du joueur, tirent, rechargent, tirent, rechargent… il est vraiment facile de lire leurs actions, ce qui rend le jeu vraiment fatigant au bout de quelques minutes. Façon tête brûlée à la gâchette facile.

Le boss final du premier objectif a beau avoir l’air difficile, il m’a fallu quelques secondes pour comprendre qu’il fallait tirer lorsque son chargeur était vide. Le reste du temps, il suffit de rester planqué. Vous pouvez bien sûr réaliser ces missions en coop et le niveau sera un poil plus difficile — comme sur Destiny.

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Plein d’écrans

La Dark Zone est un mélange entre PvE et PvP, dixit Manuel de FrAndroid. L’expression est bonne. Si vous agressez, vous serez automatiquement un voyou (ce que je trouve un poil injuste, un accident est si vite arrivé). C’est la théorie.

En pratique, ça canarde dans cette zone car les loots ne sont pas partagés, c’est donc chacun pour soi. La vie dans un monde post-apo, quoi. Sur PS4, la communication entre les joueurs est quasi-inexistante : rien ne sert donc de de négocier. Ce mode est de loin la partie la plus intéressante de The Division, bien plus vivante et rythmées que les parties multijoueur de Destiny.

Aille !
Aille !

En bref, The Division est un jeu prometteur. Ubisoft s’est mouillé. Le mélange des genres est un exercice délicat où la prise de risque est énorme : ce bêta test à un mois de la sortie est encourageant, mais il permet déjà d’observer des faiblesses au niveau du gameplay et quelques incohérences.

Je reste sur ma faim, ce qui signifie — dans un sens — que j’ai encore envie d’y goûter.

Rendez-vous le 8 mars.

Prévu sur PC, Xbox One et PS4 entre 54 et 60 euros sur Amazon.

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