L'entreprise de Mark Zuckerberg planche sur les réponses politiques qu'elle peut offrir aux pouvoirs publics américains après avoir servi de relais à des publicités ciblées d'influence pendant la dernière présidentielle américaine. Facebook voudrait se rapprocher des sphères du pouvoir en embauchant des salariés aux accréditations élargies à Washington.

Selon Bloomberg, les réponses de Facebook à l’affaire russe, qui lui vaut une audition au Congrès pour en savoir plus sur les publicités ciblées d’influence russe à hauteur de 100 000 dollars diffusées sur sa plateforme pendant la dernière présidentielle américaine, ne sont pas toutes déterminées.

Alors que l’entreprise travaille encore à ficeler son paquet de réformes internes, elle envisage des recrutements très ciblés dans la firme : Facebook souhaiterait s’entourer de personnalités disposant d’accréditations touchant à la sécurité nationale. Ainsi, l’entreprise pourrait être au fait des informations cruciales sur les sujets politiques sensibles et se montrer capable d’anticiper de potentielles dérives plutôt que de les subir.

Recrutements ciblés

Selon la source de Bloomberg, il s’agit d’assurer qu’à l’avenir, le réseau social se trouve aux premières loges pour contrer des menaces d’influence extérieure. Facebook pourrait alors nommer des spécialistes anciennement liés avec les services secrets et le Pentagone, dont les anciens postes leur permettent de recevoir des rapports confidentiels.

Pour embaucher des personnes disposant de telles accréditations, le réseau social devra piocher parmi le vivier de candidats existants dans les services et les ex-fonctionnaires. Selon la loi américaine, ces derniers perdent leur accréditation en quittant leur emploi, mais leur nouvel employeur peut faire la demande d’une extension de ces droits.

Ni Facebook ni la sécurité intérieure n’ont souhaité commenté la publication du Bloomberg. Toutefois, à l’aune de la promesse de Mark Zuckerberg d’embaucher 250 personnes supplémentaires pour traiter de ces questions majeures, l’hypothèse de voir des ex-gradés et ex-politiciens rejoindre l’entreprise se crédibilise au fil des jours.

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