La Chine a officiellement plus d'internautes que de personnes n'ayant pas d'accès à Internet, selon les statistiques d'une agence administrative.

C’est officiel : la part de la population chinoise ayant accès à Internet est maintenant plus importante que celle qui n’est pas connectée au réseau des réseaux. C’est ce que vient de révéler le CNNIC (China Internet Network Information Center), l’agence administrative en charge de la gestion de la sécurité des réseaux.

Cité par TechNode, le rapport produit par le CNNIC révèle qu’au 1er janvier 2016 il y avait 688 millions d’internautes chinois, soit 50,3 % de la population.

Un Apple Store en Chine.
Un Apple Store en Chine.

C’est donc un cap très symbolique que vient de franchir l’Empire du Milieu en ce début d’année. Un de plus serait-on tenté de dire, tant les statistiques de la Chine sont toujours très spectaculaires lorsqu’elles concernent Internet. Le pays est par exemple le premier au monde en nombre d’internautes, très loin devant l’Inde (environ 402 millions) ou les USA (environ 266 millions).

Le rapport du CNNIC dévoile également que la très grande majorité des internautes (90 %) sont en fait des mobinautes, c’est-à-dire qu’ils utilisent plutôt un smartphone ou une tablette pour surfer sur le net plutôt qu’un ordinateur portable ou de bureau.

Cela explique sans doute en partie pourquoi la Chine fait preuve d’allant sur la 5G, la future norme de téléphonie mobile. Celle-ci promet des débits sans commune mesure par rapport la 4G, qui est en cours de déploiement un peu partout dans le monde.

Le président chinois Xi Jinping.
Le président chinois Xi Jinping.

Mais si la Chine est numéro un en nombre d’internautes, ses statistiques sont nettement moins flatteuses dans le domaine de la liberté d’expression. L’Empire du Milieu est l’un des pays où la censure en ligne est la plus vive. Le pouvoir en place veut en effet pouvoir maîtriser la diffusion des contenus sur la toile et être en mesure de savoir à tout moment qui dit quoi.

Il s’agit, selon Jean-Pierre Cabestan, sinologue reconnu, de maintenir la « stabilité du régime politique et, notamment, de la société  » par le « contrôle de l’Internet et [par] la neutralisation par tous les moyens, y compris offensifs (attaques de sites ‘ennemis’), de l’information électronique perçue comme une menace pour la République populaire ».

C’est pour cette raison que la Chine souhaite déployer des policiers directement dans les entreprises du web, impose la validation préalable de toute chanson en streaming, bloque certains services et souhaite accentuer la censure des contenus pour arriver à un « Internet propre » d’ici 2020.

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