La grenouille n’est pas encore morte, malgré un premier bond très difficile en début d’année, loin de ses attentes. SpiralFrog, qui promet de financer le téléchargement gratuit de chansons grâce aux DRM et à de la publicité incrustée, annonce un accord avec EMI Music. Mais l’accord ne couvre qu’une partie du catalogue audio et vidéo de la maison de disques britanniques, avec David Bowie, Miles Davis, Duran Duran, Dean Martin, Frank Sinatra, Coldplay, Norah Jones, Lenny Kravitz et Keith Urban.

En retard sur ses prévision, le service a signé un accord d’édition avec Warner/Chappel, et reste toujours en négociation avec Sony BMG et Warner Music Group. Universal Music Group avait signé très tôt un accord, en septembre 2006, prenant alors au dépourvu une grande partie des observateurs.

Selon nous, la musique gratuite financée par la publicité n’a aucune chance de devenir un modèle économique viable. Les consommateurs ont toutes latitudes pour trouver les mêmes morceaux sans publicité, sans DRM, gratuitement et avec une qualité au moins égale. De plus, soit la publicité doit être regardée et elle n’est alors pas en accord avec le mode de « consommation » de la musique, soit elle doit être écoutée et c’est alors l’expérience musicale de l’utilisateur qui est brisée, et qui le fera fuir ailleurs.

En revanche, en signant ce type d’accords, les majors envoient aux internautes le signal qu’elles sont prêtes à accepter la gratuité de la musique. Lorsque le modèle publicitaire aura échoué, il sera trop tard pour faire demi tour. Ca l’est déjà.

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