Victime de son succès, le service de téléchargement de Free qui avait été critiqué en haut lieu par la ministre de la Culture en personne est désormais sous surveillance. Mais rien à voir avec une quelconque volonté de limiter le téléchargement de fichiers piratés. Le FAI veut préserver la vitesse du service et puni les internautes qui abusent des connexions.

On se souvient que la ministre de la Culture Christine Albanel avait secoué les bretelles du groupe Iliad, la maison-mère de Free, en manifestant toute « sa réticence face aux nouvelles caractéristiques du service de partage de dossiers volumineux de Free, dl.free.fr qui permet de transporter des fichiers beaucoup plus volumineux« . La ministre, mandatée par l’industrie culturelle, avait même tenté un chantage ahurissant, en demandant à Free de fermer ce service pour pouvoir prétendre à l’obtention d’une licence 3G.

Remise à sa place par Matignon, la ministre n’a plus pipé mot à ce sujet depuis. Mais Free doit tout de même limiter son service dl.free.fr pour assurer sa pérennité. Suite à des défaillances matérielles d’un serveur de stockage, Free annonce que « suite a de trop nombreux abus, les limites de connexions par IP sur l’archi ont ete revues a la baisse« . Le service est désormais limité à 25 connexions simultanées pour une même adresse IP, ce qui est tout de même, objectivement, largement suffisant pour télécharger à pleine vitesse sur les serveurs de Free.

« Nous tenons a rapeller que ce genre de pratiques est completement inutile, et ne fait que provoquer la saturation des serveurs », explique Free aux utilisateurs du service qui permet d’envoyer et de télécharger un nombre illimité de fichiers, jusqu’à 10 Go par fichier, avec une rétention de 30 jours.

Si malgré la limite haute de 25 connexions par IP certains abonnés continuent d’abuser (sans que l’abus ne soit clairement défini), l’adresse IP sera bannie pour 24H et la limitation générale pourrait être revue à une seule connexion par adresse IP.

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