L'Apple TV 2, ou la tentative de Steve Jobs de renouer avec le succès

Cédric L. - publié le Jeudi 17 Janvier 2008 à 09h45 - posté dans High-Tech

Steve Jobs dévoile l'Apple TV 2 lors du MacWorld mardi dernier. Sensé palier le flop de la première version, le media-center ne présente pas d'améliorations majeures. Il s'inspire seulement de ce qui a fait le succès de l'iPod.

Le MacWorld a offert à Steve Jobs l'occasion de présenter l'Apple TV 2. Au menu : haute définition, lecture streaming, support de Flickr, .Mac, et accès direct au nouveau service de location d'Apple.

Ces nouvelles fonctions sont sensées palier l'insuccès de la première génération. Et pour cause, "les gens n'en veulent pas" concède le patron d'Apple. Il comptait en vendre un million en 2007 ; il s'en écoulé 400.000. Il faut dire que l'Apple TV n'avait aucune raison particulière de trôner dans votre salon. Mais ces petites retouches auront-elles de quoi lui assurer le triomphe qui lui a manqué ?

La symbiose avec le service de location s'inspire nettement de ce qui a fait le succès de l'iPod. En effet, le baladeur créait avec iTunes un écosystème qui se suffisaient à lui même. iTunes exporte vers l'iPod, l'iPod ne lit du contenu d'iTunes, mais ne peut le transférer sur l'ordinateur. De la même manière, le service de location est accessible par l'Apple TV 2 et l'Apple TV 2 lit les contenus d'Apple. Si le film est loué directement du media-center, vous ne pouvez le transbahuter vers le PC/Mac. L'Apple TV 2 est intrinsèquement liée au service de location tout comme l'iPod l'est avec iTunes.

Et qui dit location, dit DRM. Mais Steve Jobs n'est-il pas contre ces protections ? En fait, Jobs est surtout contre les DRM quand ça l'arrange. Il peut bien demander aux majors de les abandonner quand iTunes est premier sur le marché. Cela ne le détrônerait pas pour autant, bien au contraire. Mais pour un créneau où sa place n'est pas assurée, les DRM lui permettent de garder "captifs" ses utilisateurs dans l'univers Apple, et d'éviter qu'ils ne le trahissent à la moindre occasion.

Garder captif le consommateur est une chose. L'attirer en est un autre. Apple doit donc aussi prouver que son media-center est meilleur que les autres. Soit par la façon dont il est conçu (stratégie pour l'iPhone), soit dans le prix de son contenu, soit dans sa quantité. Pour le prix, c'est loupé. La firme à la pomme s'aligne sur la même grille tarifaire que ses concurrents : 3,99 $ le nouveau film, 2,99 $ l'ancien, et 4,99 $ la version HD. Mais pour la quantité, Apple frappe fort. Dès son lancement, le service de location réunira tous les plus grands studios.

Notons au passage cette flexibilité tarifaire. Alors que Steve Jobs refusait à NBC Universal les packages de saison moins chers et aux maisons de disque différents prix d'albums, il distingue ici nouveaux films et anciens. Jobs n'est pas fervent amateur des tarifs à géométrie variable. Il les considère comme autant de confusions dans l'esprit du consommateur. Mais pour réunir tous les studios aussi vite, il paraissait inévitable qu'il cède à quelques exigences. Alors, quitte à faire des concessions, autant les faire dès le départ.

L'Apple TV 2 n'est pas une révolution en la matière. Steve Jobs promet le service photo Flickr, mais il ne fait que s'aligner sur Panasonic ou Matsushita & Google avec Picasa. Le support du .Mac ? Un gadget destiné à lui coller des écrans de veille. Cette nouvelle génération n'a pas d'amélioration matérielle particulière. Elle est simplement mieux pensée pour s'imposer sur le marché. L'Apple TV doit marcher. Elle fait parti intégrante de sa stratégie globale visant à estampiller de la pomme tout ce qui vous reliera aux contenus multimedia.

Publié par Cédric L., le 17 Janvier 2008 à 09h45
 
 
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Commentaires à propos de «L'Apple TV 2, ou la tentative de Steve Jobs de renouer avec le succès»
 
À mon avis vous êtes à côté du sujet. D’abord l’Apple TV, depuis le début, stocke non pas 4 Go mais 40 ou 120 Go de vidéo, soit une trentaine à une centaine de films standard. Ensuite l’iPod ne lit pas que du contenu Apple protégé mais aussi les mp3 et mp4 et c’est bien ce qui a fait son succès ; pas son intégration avec iTunes et le magasin de vente en ligne. De mémoire, un iPod moyen ne contient que 7 % de contenu acheté sur l’ITMS. Enfin il n’est pas sérieux de penser que St. Jobs puisse décider d’utiliser ou non les DRM suivant son bon plaisir. Si tel était le cas il n’y en aurait plus sur l’iTunes Store, comme chez Amazon. Il n’est titulaire d’aucun droit et doit passer sous les fourches caudines des majors, lesquelles ne sont certainement pas ouvertes à l’idée que l’Apple TV puisse lire les formats vidéos populaires comme les Xvid et DivX ce qui serait pour le coup reproduire la recette gagnante de l’iPod. Le media-center deviendrait alors le lecteur à tout faire, complément utile du poste de télévision et croyez bien que cela « arrangerait » bien Apple qui a plus à gagner à vendre du matériel que des films. Mais les majors ne sont pas vraiment d’accord avec le concept d'un lecteur à tout faire, ergonomiquement bien conçu, à même de stocker et de lancer aussi bien des vidéos HD en location que des fichiers récupérés sur le réseau BitTorrent. De fait l'Apple TV restera un media center comme un autre, avec une offre VOD, limité et je ne crois guère à son succès.
'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Steve Jobs dévoile l'Apple TV 2 lors du MacWorld mardi dernier. Sensé palier le flop de la première version, le media-center ne présente pas d'améliorations majeures.

Désolé mais pour un produit à plusieurs centaines d'euros qui se vend à plus de 400000 exemplaires et sans pub particulière, et bien je trouve que c'est pas si mal.
La V1 n'était au fond qu'une immense expérience (d'où l'absence de pub pour le produit) destinée à connaître les goûts du public. D'ailleurs si on peut transformer une V1 en V2, est-ce juste un simple hasard ? :rolleyes:

Sur les améliorations elles sont dans le logiciel, la stratégie commerciale, le tarif, et l'offre de contenu. L'aspect extérieur de la boîte on s'en fout: l'ATV c'est en fait un petit ordinateur, donc il peut voir ses fonctionnalités évoluer à chaque fois qu'Apple le veut par simple modification logicielle.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Il s'inspire seulement de ce qui a fait le succès de l'iPod.

Et le ton dédaigneux de votre phrase ne doit pas faire oublier que l'iPod a seulement eu un succès énorme... ;)

L'Apple TV c'est avant tout de l'innovation logicielle, c'est pas ce qu'on voit sur le cliché (un peu moche) de votre article. Ça me rappelle une histoire de lune, d'imbécile, et de doigt: tout le monde se focalise sur une boîte et la critique de fonctionnalités qui sont pourtant, on le voit encore aujourd'hui en perpétuelle évolution.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Le MacWorld a offert à Steve Jobs l'occasion de présenter l'Apple TV 2. Au menu : haute définition, lecture streaming, support de Flickr, .Mac, et accès direct au nouveau service de location d'Apple.

Et ça en plus des fonctions de la V1.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Ces nouvelles fonctions sont sensées palier l'insuccès de la première génération. Et pour cause, "les gens n'en veulent pas" concède le patron d'Apple. Il comptait en vendre un million en 2007 ; il s'en écoulé 40.000.

Bon, déjà vous commencez par oublier un zéro aux chiffres des ventes... ensuite vous tronquez gentiment le discours de Jobs: il ne parlait pas de l'AppleTV en particulier mais de toutes les offres de VOD en général (en incluant même les tentatives de MS). Reprenez la vidéo de la keynote vous verrez...

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Il faut dire que l'Apple TV n'avait aucune raison particulière de trôner dans votre salon. Mais ces petites retouches auront-elles de quoi lui assurer le triomphe qui lui a manqué ?

Mais vous-vous y connaissez un peu dans le monde des médias ou de la vidéo ou vous débutez ?
Parce que c'est tout sauf des petites retouches: personne ne propose un service de location aussi complet. La location de films HD y'en a chez qui d'autre ?

Et puis quitte à donner des chiffres, moi je vais vous en donner des dont vous n'avez curieusement pas fait l'écho:
Malgré "l'échec" de l'AppleTV et la "pauvreté" jusqu'à présent de son catalogue de films, Apple a quand-même réussi à écouler 7 millions de films en 15 mois.

Pendant ce temps-là s'est déroulé la fameuse guerre HD-DVD vs BluRay. Et le vainqueur semble bien être la petite galette bleue...

Sauf que les chiffres sont un tout petit peu différent de ce qu'en disent les médias (qui n'ont rien vu venir): le BR a réalisé 6 millions de ventes de films en 18 mois.

Il semble donc que si vainqueur il doit y avoir, l'élu soit... l'iTunes Store d'Apple ! :)

C'est cela pour vous un échec ?

BusinessWeek en parle:
http://www.businessw..._byteoftheapple

Alors avec un nouvel AppleTV moins cher et avec beaucoup plus de services, ça vous donne une idée du potentiel de l'engin. Pour Apple la galette fait déjà parti de l'histoire ancienne.
On parle souvent de la fameuse théorie du complot de MS qui aurait eu pour dessin de réduire à néant le BR et le HDDVD en les opposants dans une lutte à mort, mais il semble que celui qui a déjà commencé à bénéficier de ce plan machiavélique soit non pas son instigateur mais... Apple ! :rolleyes:

Evidement la presse bas de gamme n'en parlant pas, d'ici quelques mois la chose aura du succès et tout le monde se demandera: mais comment à bien pu réussir Apple ? L'explication sera alors toute trouvée: c'est les fashion victim, l'intoxication publicitaire massive, les ordes de fanboys... alors que non, ça sera juste le résultat d'un travail important et d'une écoute du consommateur... avant tous les autres.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
La symbiose avec le service de location s'inspire nettement de ce qui a fait le succès de l'iPod. En effet, le baladeur créait avec iTunes un écosystème qui se suffisaient à lui même. iTunes exporte vers l'iPod, l'iPod ne lit du contenu d'iTunes, mais ne peut le transférer sur l'ordinateur.

Une précision: l'iPod ne lit peut-être la musique et la vidéo que depuis iTunes (et encore il existe d'autres logiciels qui permettent de s'en passer, voir même d'utiliser directement le Finder), mais rien n'oblige à acheter du contenu chez Apple. Certains médias ont tendance à occulter ce détail qui prouve pourtant qu'Apple ne retient pas les gens d'acheter ailleurs.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
De la même manière, le service de location est accessible par l'Apple TV 2 et l'Apple TV 2 lit les contenus d'Apple. Si le film est loué directement du media-center, vous ne pouvez le transbahuter vers le PC/Mac. L'Apple TV 2 est intrinsèquement liée au service de location tout comme l'iPod l'est avec iTunes.

Certes, mais sans aucune obligation d'achat de musique ou de vidéo chez Apple.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Et qui dit location, dit DRM. Mais Steve Jobs n'est-il pas contre ces protections ?

Et sans limite de temps vous croyez pas que la location détruirait le marché de la vente ?
Relisez ce qu'a toujours écrit Jobs: il parlait exclusivement de la vente sans DRM. Les mots ont un sens, un journaliste devrait être bien placé pour le savoir, non ?

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
En fait, Jobs est surtout contre les DRM quand ça l'arrange.

Et cela vous arrange de ressortir cette propagande car le succès d'Apple vous insupporte: cette réussite est contraire à votre lobby qui défend la licence globale.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Il peut bien demander aux majors de les abandonner quand iTunes est premier sur le marché. Cela ne le détrônerait pas pour autant, bien au contraire.

Y'a une différence énorme: l'état de santé du marché de la musique n'est pas du tout le même que celui du film. Les majors n'ont plus aucun poids (et c'est pas les exclusivité temporaires avec Amazon qui les sauveront...).

Sur le marché du film, comme iTunes n'est pas dominant, impossible (pour l'instant) à Jobs d'imposer sa vision des choses.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Mais pour un créneau où sa place n'est pas assurée, les DRM lui permettent de garder "captifs" ses utilisateurs dans l'univers Apple, et d'éviter qu'ils ne le trahissent à la moindre occasion.

On parle aujourd'hui d'un service de location, donc de films qui s'évaporent au bout de 24 heures. Donc en quoi cela empêche les utilisateurs à acheter par exemple un autre baladeur ou boxs et ensuite louer des films sur un store concurrent ? Le contenu n'est plus dans l'appareil...
Pour la vente, vous savez comme moi qu'il est pour l'instant du domaine du fantasme d'imaginer les studios de cinéma et les producteurs de séries laisser tomber les protections. Ça viendra un jour, mais il faut juste un peu de patience... ce dont vous sembler manquer.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Garder captif le consommateur est une chose. L'attirer en est un autre. Apple doit donc aussi prouver que son media-center est meilleur que les autres. Soit par la façon dont il est conçu (stratégie pour l'iPhone), soit dans le prix de son contenu, soit dans sa quantité. Pour le prix, c'est loupé. La firme à la pomme s'aligne sur la même grille tarifaire que ses concurrents : 3,99 $ le nouveau film, 2,99 $ l'ancien, et 4,99 $ la version HD. Mais pour la quantité, Apple frappe fort. Dès son lancement, le service de location réunira tous les plus grands studios.

Non le prix ça n'est pas loupé: c'est le même qu'ailleurs sauf qu'il y a du choix, de la simplicité, de la compatibilité iPod, Mac, PC...

Le plus étant vraiment la compatibilité Mac et iPod (ordinateur qui connaît un vrai regain d'intérêt et baladeur leader du marché et qui étaient pourtant tous deux jusqu'à présent exclus des offres concurrentes). Ça fait derrière du monde pour acheter...

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Notons au passage cette flexibilité tarifaire. Alors que Steve Jobs refusait à NBC Universal les packages de saison moins chers et aux maisons de disque différents prix d'albums, il distingue ici nouveaux films et anciens. Jobs n'est pas fervent amateur des tarifs à géométrie variable. Il les considère comme autant de confusions dans l'esprit du consommateur. Mais pour réunir tous les studios aussi vite, il paraissait inévitable qu'il cède à quelques exigences. Alors, quitte à faire des concessions, autant les faire dès le départ.

À NBC c'était pas trop de vouloir faire des promos qu'Apple n'était pas d'accord, c'était surtout de remonter ses tarifs pour les nouveautés. Et puis NBC a voulu lancer son propre site Hulu.com (qui au passage souffre de nombreuses limitations et ne semble pas avoir connu un succès fabuleux).

Et bien sûr qu'entre ce qu'aimerait Jobs et ce qu'il peut faire, il peut y avoir une différence. Mais je trouve le procédé malhonnête que de critiquer ceux qui veulent faire bouger les choses dans l'intérêt du consommateur.
Apple était déjà le leader de la musique en ligne, et pourtant c'est eux qui ont ouvert la voie au sans-drm. Et ce sont les outsiders comme MS qui ont publiquement déclaré que c'était stupide.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
L'Apple TV 2 n'est pas une révolution en la matière.

Mais le but n'est pas que ça soit une révolution, on s'en fout, laissez vos grands mots reposer dans le dictionnaire. Ce qui compte c'est juste que ça réponde à la demande du client.
Vous croyez qu'Apple a pas fait d'études de marché, de paneling clients, lu les suggestions qui lui ont été envoyé, l'avis de la presse sur la v1, etc... ?

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Steve Jobs promet le service photo Flickr, mais il ne fait que s'aligner sur Panasonic ou Matsushita & Google avec Picasa.

C'est vraiment être à court d'argument que de se plaindre qu'Apple ai ajouté une fonctionnalité supplémentaire...
Vous oubliez juste que Picassa est moins populaire que Flickr, et qu'en parlant de popularité Panasonic ou Matsushita, c'est comment dire... pas grand chose aux USA face à Apple. Et la compatibilité iPod ?

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Le support du .Mac ? Un gadget destiné à lui coller des écrans de veille.

Non, .Mac c'est du partage communautaire (et d'ailleurs ça ne se limite pas qu'à ça, loin de là...), un peu comme Flickr. Je vois pas pourquoi en arriver à troller...

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Cette nouvelle génération n'a pas d'amélioration matérielle particulière. Elle est simplement mieux pensée pour s'imposer sur le marché. L'Apple TV doit marcher. Elle fait parti intégrante de sa stratégie globale visant à estampiller de la pomme tout ce qui vous reliera aux contenus multimedia.

Oui et rien ne presse, il y aura une v3, une v4... la concurrence n'a pas de quoi inquiéter Apple.
si le mec qui a écrit ça n'est pas commercial chez champommy, il devrait peut-être envisager une reconversion...
je suis toujours fasciné par ce genre de superconsommateur qui épluche la réclame comme je lis Proust... avec une intense délectation.
Enfin on aura au moins appris que louer c'est pas pareil qu'acheter. Si ça vous a échappé je vous le remet (c'est vers la fin de la troisième ligne du seizième paragraphe, page onze)

'Le, le 01/01/1970 - 01:00
'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Steve Jobs dévoile l'Apple TV 2 lors du MacWorld mardi dernier. Sensé palier le flop de la première version, le media-center ne présente pas d'améliorations majeures.

Désolé mais pour un produit à plusieurs centaines d'euros qui se vend à plus de 400000 exemplaires et sans pub particulière, et bien je trouve que c'est pas si mal.
La V1 n'était au fond qu'une immense expérience (d'où l'absence de pub pour le produit) destinée à connaître les goûts du public. D'ailleurs si on peut transformer une V1 en V2, est-ce juste un simple hasard ? :rolleyes:

Sur les améliorations elles sont dans le logiciel, la stratégie commerciale, le tarif, et l'offre de contenu. L'aspect extérieur de la boîte on s'en fout: l'ATV c'est en fait un petit ordinateur, donc il peut voir ses fonctionnalités évoluer à chaque fois qu'Apple le veut par simple modification logicielle.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Il s'inspire seulement de ce qui a fait le succès de l'iPod.

Et le ton dédaigneux de votre phrase ne doit pas faire oublier que l'iPod a seulement eu un succès énorme... ;)

L'Apple TV c'est avant tout de l'innovation logicielle, c'est pas ce qu'on voit sur le cliché (un peu moche) de votre article. Ça me rappelle une histoire de lune, d'imbécile, et de doigt: tout le monde se focalise sur une boîte et la critique de fonctionnalités qui sont pourtant, on le voit encore aujourd'hui en perpétuelle évolution.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Le MacWorld a offert à Steve Jobs l'occasion de présenter l'Apple TV 2. Au menu : haute définition, lecture streaming, support de Flickr, .Mac, et accès direct au nouveau service de location d'Apple.

Et ça en plus des fonctions de la V1.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Ces nouvelles fonctions sont sensées palier l'insuccès de la première génération. Et pour cause, "les gens n'en veulent pas" concède le patron d'Apple. Il comptait en vendre un million en 2007 ; il s'en écoulé 40.000.

Bon, déjà vous commencez par oublier un zéro aux chiffres des ventes... ensuite vous tronquez gentiment le discours de Jobs: il ne parlait pas de l'AppleTV en particulier mais de toutes les offres de VOD en général (en incluant même les tentatives de MS). Reprenez la vidéo de la keynote vous verrez...

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Il faut dire que l'Apple TV n'avait aucune raison particulière de trôner dans votre salon. Mais ces petites retouches auront-elles de quoi lui assurer le triomphe qui lui a manqué ?

Mais vous-vous y connaissez un peu dans le monde des médias ou de la vidéo ou vous débutez ?
Parce que c'est tout sauf des petites retouches: personne ne propose un service de location aussi complet. La location de films HD y'en a chez qui d'autre ?

Et puis quitte à donner des chiffres, moi je vais vous en donner des dont vous n'avez curieusement pas fait l'écho:
Malgré "l'échec" de l'AppleTV et la "pauvreté" jusqu'à présent de son catalogue de films, Apple a quand-même réussi à écouler 7 millions de films en 15 mois.

Pendant ce temps-là s'est déroulé la fameuse guerre HD-DVD vs BluRay. Et le vainqueur semble bien être la petite galette bleue...

Sauf que les chiffres sont un tout petit peu différent de ce qu'en disent les médias (qui n'ont rien vu venir): le BR a réalisé 6 millions de ventes de films en 18 mois.

Il semble donc que si vainqueur il doit y avoir, l'élu soit... l'iTunes Store d'Apple ! :)

C'est cela pour vous un échec ?

BusinessWeek en parle:
http://www.businessw..._byteoftheapple

Alors avec un nouvel AppleTV moins cher et avec beaucoup plus de services, ça vous donne une idée du potentiel de l'engin. Pour Apple la galette fait déjà parti de l'histoire ancienne.
On parle souvent de la fameuse théorie du complot de MS qui aurait eu pour dessin de réduire à néant le BR et le HDDVD en les opposants dans une lutte à mort, mais il semble que celui qui a déjà commencé à bénéficier de ce plan machiavélique soit non pas son instigateur mais... Apple ! :rolleyes:

Evidement la presse bas de gamme n'en parlant pas, d'ici quelques mois la chose aura du succès et tout le monde se demandera: mais comment à bien pu réussir Apple ? L'explication sera alors toute trouvée: c'est les fashion victim, l'intoxication publicitaire massive, les ordes de fanboys... alors que non, ça sera juste le résultat d'un travail important et d'une écoute du consommateur... avant tous les autres.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
La symbiose avec le service de location s'inspire nettement de ce qui a fait le succès de l'iPod. En effet, le baladeur créait avec iTunes un écosystème qui se suffisaient à lui même. iTunes exporte vers l'iPod, l'iPod ne lit du contenu d'iTunes, mais ne peut le transférer sur l'ordinateur.

Une précision: l'iPod ne lit peut-être la musique et la vidéo que depuis iTunes (et encore il existe d'autres logiciels qui permettent de s'en passer, voir même d'utiliser directement le Finder), mais rien n'oblige à acheter du contenu chez Apple. Certains médias ont tendance à occulter ce détail qui prouve pourtant qu'Apple ne retient pas les gens d'acheter ailleurs.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
De la même manière, le service de location est accessible par l'Apple TV 2 et l'Apple TV 2 lit les contenus d'Apple. Si le film est loué directement du media-center, vous ne pouvez le transbahuter vers le PC/Mac. L'Apple TV 2 est intrinsèquement liée au service de location tout comme l'iPod l'est avec iTunes.

Certes, mais sans aucune obligation d'achat de musique ou de vidéo chez Apple.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Et qui dit location, dit DRM. Mais Steve Jobs n'est-il pas contre ces protections ?

Et sans limite de temps vous croyez pas que la location détruirait le marché de la vente ?
Relisez ce qu'a toujours écrit Jobs: il parlait exclusivement de la vente sans DRM. Les mots ont un sens, un journaliste devrait être bien placé pour le savoir, non ?

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
En fait, Jobs est surtout contre les DRM quand ça l'arrange.

Et cela vous arrange de ressortir cette propagande car le succès d'Apple vous insupporte: cette réussite est contraire à votre lobby qui défend la licence globale.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Il peut bien demander aux majors de les abandonner quand iTunes est premier sur le marché. Cela ne le détrônerait pas pour autant, bien au contraire.

Y'a une différence énorme: l'état de santé du marché de la musique n'est pas du tout le même que celui du film. Les majors n'ont plus aucun poids (et c'est pas les exclusivité temporaires avec Amazon qui les sauveront...).

Sur le marché du film, comme iTunes n'est pas dominant, impossible (pour l'instant) à Jobs d'imposer sa vision des choses.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Mais pour un créneau où sa place n'est pas assurée, les DRM lui permettent de garder "captifs" ses utilisateurs dans l'univers Apple, et d'éviter qu'ils ne le trahissent à la moindre occasion.

On parle aujourd'hui d'un service de location, donc de films qui s'évaporent au bout de 24 heures. Donc en quoi cela empêche les utilisateurs à acheter par exemple un autre baladeur ou boxs et ensuite louer des films sur un store concurrent ? Le contenu n'est plus dans l'appareil...
Pour la vente, vous savez comme moi qu'il est pour l'instant du domaine du fantasme d'imaginer les studios de cinéma et les producteurs de séries laisser tomber les protections. Ça viendra un jour, mais il faut juste un peu de patience... ce dont vous sembler manquer.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Garder captif le consommateur est une chose. L'attirer en est un autre. Apple doit donc aussi prouver que son media-center est meilleur que les autres. Soit par la façon dont il est conçu (stratégie pour l'iPhone), soit dans le prix de son contenu, soit dans sa quantité. Pour le prix, c'est loupé. La firme à la pomme s'aligne sur la même grille tarifaire que ses concurrents : 3,99 $ le nouveau film, 2,99 $ l'ancien, et 4,99 $ la version HD. Mais pour la quantité, Apple frappe fort. Dès son lancement, le service de location réunira tous les plus grands studios.

Non le prix ça n'est pas loupé: c'est le même qu'ailleurs sauf qu'il y a du choix, de la simplicité, de la compatibilité iPod, Mac, PC...

Le plus étant vraiment la compatibilité Mac et iPod (ordinateur qui connaît un vrai regain d'intérêt et baladeur leader du marché et qui étaient pourtant tous deux jusqu'à présent exclus des offres concurrentes). Ça fait derrière du monde pour acheter...

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Notons au passage cette flexibilité tarifaire. Alors que Steve Jobs refusait à NBC Universal les packages de saison moins chers et aux maisons de disque différents prix d'albums, il distingue ici nouveaux films et anciens. Jobs n'est pas fervent amateur des tarifs à géométrie variable. Il les considère comme autant de confusions dans l'esprit du consommateur. Mais pour réunir tous les studios aussi vite, il paraissait inévitable qu'il cède à quelques exigences. Alors, quitte à faire des concessions, autant les faire dès le départ.

À NBC c'était pas trop de vouloir faire des promos qu'Apple n'était pas d'accord, c'était surtout de remonter ses tarifs pour les nouveautés. Et puis NBC a voulu lancer son propre site Hulu.com (qui au passage souffre de nombreuses limitations et ne semble pas avoir connu un succès fabuleux).

Et bien sûr qu'entre ce qu'aimerait Jobs et ce qu'il peut faire, il peut y avoir une différence. Mais je trouve le procédé malhonnête que de critiquer ceux qui veulent faire bouger les choses dans l'intérêt du consommateur.
Apple était déjà le leader de la musique en ligne, et pourtant c'est eux qui ont ouvert la voie au sans-drm. Et ce sont les outsiders comme MS qui ont publiquement déclaré que c'était stupide.

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
L'Apple TV 2 n'est pas une révolution en la matière.

Mais le but n'est pas que ça soit une révolution, on s'en fout, laissez vos grands mots reposer dans le dictionnaire. Ce qui compte c'est juste que ça réponde à la demande du client.
Vous croyez qu'Apple a pas fait d'études de marché, de paneling clients, lu les suggestions qui lui ont été envoyé, l'avis de la presse sur la v1, etc... ?

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Steve Jobs promet le service photo Flickr, mais il ne fait que s'aligner sur Panasonic ou Matsushita & Google avec Picasa.

C'est vraiment être à court d'argument que de se plaindre qu'Apple ai ajouté une fonctionnalité supplémentaire...
Vous oubliez juste que Picassa est moins populaire que Flickr, et qu'en parlant de popularité Panasonic ou Matsushita, c'est comment dire... pas grand chose aux USA face à Apple. Et la compatibilité iPod ?

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Le support du .Mac ? Un gadget destiné à lui coller des écrans de veille.

Non, .Mac c'est du partage communautaire (et d'ailleurs ça ne se limite pas qu'à ça, loin de là...), un peu comme Flickr. Je vois pas pourquoi en arriver à troller...

'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
Cette nouvelle génération n'a pas d'amélioration matérielle particulière. Elle est simplement mieux pensée pour s'imposer sur le marché. L'Apple TV doit marcher. Elle fait parti intégrante de sa stratégie globale visant à estampiller de la pomme tout ce qui vous reliera aux contenus multimedia.

Oui et rien ne presse, il y aura une v3, une v4... la concurrence n'a pas de quoi inquiéter Apple.
'Cédric, le 01/01/1970 - 01:00
..L'Apple TV 2 n'est pas une révolution en la matière... Cette nouvelle génération n'a pas d'amélioration matérielle particulière. Elle est simplement mieux pensée pour s'imposer sur le marché...

C'est déja pas mal, non ? on n'a pas besoin d'etre révolutionnaire à tout les coups.

Au risque de passer pour un fanboy :gun: , je repense à ce journaliste de PC magazine qui avait dit quelque chose comme:
"Microsoft nous a habitué à mettre la barre tellement bas, que lorsqu'ils sortent un produit qui marche à peu près correctement, tout le monde est ravi, alors que Apple nous a habitué a mettre la barre tellement haut, que s'ils ne sortent pas quelque chose de révolutionnaire à chaque fois, ils se font descendre.."

De toute façons , le matos n'est pas renversant certes. Mais je soupconne que ce qui fera le réel succès du nouveau système de location de film Itunes sera la qualité du choix des programmes. En plus de la présence de TOUT les studios majors et indé ( américains pour l'instant) , La BBC songe aussi à diffuser tout ses programmes en location temporaire mais gratuite sur iTunes ...

Ashley Highfield , Director of BBC Future Media And Technology
The announcement from Macworld about the effective relaunch of the AppleTV (Jobs: "we tried with AppleTV, but its not what people wanted. So we're back with AppleTV take two - no computer is required") is encouraging.
This, coupled with Apple's (long anticipated) move to a rental model, means that we can look to getting BBC iPlayer onto this platform too, as we should be able to use the rental functionality to allow our programmes to be downloaded, free, but retained for a time window, and then erased, as our rightsholders currently insist.


C'est quand même pas mal question qualité , la BBC... J'espère qu'il y en aura d'autres du même gabarit.
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