C'est donc un consortium composé d'Audi, BMW et Daimler qui mettra la main sur l'outil de cartographie Here Maps. Nokia vient d'annoncer la conclusion d'un accord avec les trois constructeurs allemands. L'opération devrait être achevée d'ici le premier trimestre 2016.

Here Maps change de pavillon. Nokia vient d'annoncer ce lundi que son service de cartographie appartiendra désormais à un consortium de trois constructeurs automobiles allemands, incluant Audi, BMW et Daimler. L'opération, qui devrait être bouclée d'ici le premier trimestre 2016, valorise Here Maps à 2,8 milliards d'euros. Pour sa part, Nokia estime qu'il empochera au final 2,5 milliards d'euros.

La vente de Here Maps constitue l'épilogue d'une réflexion apparue lors de l'annonce de l'acquisition du groupe français Alcatel-Lucent. La firme finlandaise, en se renforçant dans le secteur des infrastructures de réseau et des télécoms, s'est alors interrogée sur la place à donner à cet outil, dont la mission est finalement secondaire par rapport à son cœur de métier. Ainsi, la perspective d'une cession a été publiquement évoquée.

Dès lors, plusieurs grands groupes ont manifesté de l'intérêt pour Here Maps. Outre Audi, BMW et Daimler, des entreprises de premier plan comme Apple, Facebook, Amazon ou encore Alibaba ont été cités dans la presse comme des repreneurs potentiels. La société Uber s'est aussi rapprochée de Nokia, en mettant sur la table une offre de 3 milliards de dollars, avant de se tourner vers autre chose.

L'agitation autour de cette vente n'a rien d'étonnant. Outre le fait qu'il est indéniablement l'un des principaux services de cartographie en ligne, et qu'il est capable de rivaliser sans rougir face à des géants comme Google Maps, Here Maps est surtout mis en vente dans le commerce. D'ordinaire, les programmes de ce gabarit sont conservés jalousement par leurs propriétaires.

Ces éléments ont certainement pesé lourd dans la décision finale du consortium allemand. L'opportunité de mettre la main, à un prix d'achat relativement raisonnable, sur un outil du niveau de Google Maps tout en évitant de créer une dépendance à l'égard du géant américain ? L'occasion était manifestement trop belle pour la laisser filer entre leurs doigts.

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