Amazon a écrit aux autorités aériennes américaines pour demander l'autorisation de procéder à des tests de livraisons par drones, et solliciter une modification de la législation.

Amazon entend bien concrétiser son projet de livraison par drones Prime Air, qui doit permettre de livrer des objets de moins de 2,5 kg en 30 minutes maximum après la commande, malgré l'opposition affichée pour le moment par les autorités aériennes américaines.

Le mois dernier, la Federal Aviation Administration (FAA) a prévenu que le géant du e-commerce serait poursuivi s'il faisait voler un drone dans l'espace aérien alors que la loi interdit d'utiliser des drones civils à des fins commerciales. Elle fixe par ailleurs par sécurité un ensemble de restrictions qui ne sont pas être respectées par Amazon Prime Air, comme l'interdiction pour l'opérateur de perdre de vue l'engin piloté à distance.

Mais selon le Los Angeles Times, Amazon a demandé à la FAA l'autorisation de tester ses drones dans la région de Seattle. Jusqu'à présent, le commerçant s'est contenté de faire voler ses engins dans ses bâtiments ; mais il veut pouvoir les tester en conditions réelles à l'extérieur, en plein air. 

Au delà du test, la firme de Jeff Bezos veut persuader les pouvoirs publics qu'il est nécessaire de faire évoluer la législation pour ne pas freiner ce qu'elle voit comme une évolution naturelle du commerce en ligne. "Un jour, voir Amazon Prime Air sera aussi normal que de voir des camions de courriers sur la route aujourd'hui", assure Paul Misener, un cadre d'Amazon, dans un courrier envoyé aux autorités aériennes. Ce sera "un bénéfice énorme pour les consommateurs".

Lorsqu'il a annoncé le projet, Amazon s'est donné jusqu'à 2018 pour perfectionner la technologie, faire sauter les obstacles réglementaires, et lancer le service commercialement.

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