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Renault envisage des voitures automatisées dès 2015![]() Alors que les voitures automatisées de Google ont suscité un vif intérêt, les constructeurs automobiles se montrent très discrets sur le sujet. Ils y travaillent pourtant, à une vitesse beaucoup plus importante que l'on ne pouvait l'imaginer. Renault envisage de mettre au point des voitures à "conduite déléguée" dès les années 2015 à 2018. Mais au moins dans un premier temps, le pilotage automatique ne sera mis en oeuvre que dans certaines situations spécifiques.
C'est un vieux rêve de la science-fiction en passe de devenir réalité. À l'heure où les automobiles embarquent toujours plus d'électronique et de connectivité aux réseaux de télécommunication, des recherches démarrées il y a de nombreuses années sont sur le point de donner vie à la voiture de demain. Sa caractéristique ? Être capable de se déplacer seule, sans l'intervention d'un conducteur. Dans ce domaine, les États-Unis ont un pas d'avance, et particulier grâce à Google et ses fameuses "Google Cars". En effet, cela fait déjà deux ans que la firme de Mountain View a dévoilé son projet d'auto sans pilote. Et les tests effectués jusqu'à présent s'avèrent très concluants. Aucun incident n'est à déplorer, en dehors d'un banal accrochage où c'est un automobiliste qui avait le contrôle. En matière législative, les choses bougent aussi outre-Atlantique, en particulier en Californie et au Nevada. Les pouvoirs publics de cet État ont ainsi autorisé début mai la première immatriculation pour un véhicule autonome. Autrement dit, le Nevada considère que la Google Car - qui n'est autre qu'une Toyota Prius bourrée de radars, de capteurs et de caméras - est bonne pour le service. Mais si les USA sont des pionniers dans ce domaine, qu'en est-il en France ? Les constructeurs nationaux voient-ils dans ces recherches un débouché commercial ? Google conduit-il des travaux similaires dans l'Hexagone ? Si non, quelles sont les expérimentations actuellement en cours ? Et quels sont les principaux obstacles techniques et réglementaires rencontrés ? Numerama a mené l'enquête en interrogeant les principaux acteurs concernés. Des recherches qui remontent à la fin des années 1990 Si Google fait aujourd'hui du bruit dans les médias avec sa voiture automatisée, les projets-pilotes visant à faire circuler des véhicules sans conducteur n'est pas nouvelle, loin s'en faut. Dès les années 1990, des expérimentations et des démonstrations se sont déroulées en France. Dernièrement, c'est la ville de La Rochelle qui s'est illustrée, avec la mise en place dès 2008 d'un système de transport baptisé "Cybercars" (.pdf). Par ailleurs, les publications scientifiques ont suivi au rythme des avancées dans ce domaine, à l'image du rapport "la route automatisée : un scénario périurbain" publié en 2001 par le laboratoire sur les interactions véhicules infrastructure conducteurs (LIVIC), rattaché à l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (IFSTTAR). À titre d'exemple, le LIVIC travaille sur un projet d'Automatisation Bassive Vitesse (ABV) et est l'un des trois partenaires du projet de voiturier automatique (MIL). Par ailleurs, le laboratoire a également participé au projet européen Have-It qui consiste à développer un système de copilote qui coopère avec le conducteur. Mais il existe aussi des projets nationaux comme SCOREF et CODRIVE (.pdf). Il existe donc en France un travail approfondi en matière d'automatisation de la conduite. Celle-ci se concrétise déjà partiellement, à travers des initiatives comme Cybercars. Ce n'est d'ailleurs pas étonnant au regard du rôle joué par l'automobile dans la société. Mais qu'en est-il de l'automatisation complète du véhicule, à l'image de la Google Car ? Pas de Google Car en France... Interrogé à ce sujet par Numerama, Google nous a expliqué qu'aucun projet similaire n'est en vigueur dans l'Hexagone. La Google Car est en effet un projet très expérimental qui n'a pas de véritable vocation commerciale. Officiellement du moins. Aussi, aucun test n'est mené par la firme américaine en dehors des États-Unis et, par conséquent, la législation américaine est la seule qui importe aujourd'hui. Il n'en demeure pas moins que cette position pourrait être amenée à évoluer. On sait par exemple que Google projette d'utiliser ces autos dans le cadre de Street View, son service de cartographie urbaine, bien que la firme reste très discrète sur les éventuels tests de logiciels et produits Google au sein des Google Cars. Pour l'instant, en tout cas, ces voitures ne sont pas totalement vides : deux personnes s'y trouvent à chaque essai.
... mais La France n'est pas en reste Si Google ne conduit aucun test de ce type en France, d'autres acteurs travaillent malgré tout sur la voiture automatisée. Le constructeur français Renault a ainsi reconnu suivre de très près le projet de Google, tout en faisant ses propres recherches parallèles. L'industriel juge que la "délégation de conduite" est en effet la suite logique de la progression de l'électronique embarquée dans les voitures. C'est d'ailleurs une tendance lourde pour le secteur automobile, en témoigne le lancement du projet VeDeCoM dans les Yvelines qui regroupe des entreprises comme PSA Peugeot Citroën, Renault ou Valeo, mais aussi des PME, des écoles, des centres de formation ou encore des laboratoires et des centres de recherche, comme l'INRIA ou l'iRSEEM. Dans l'immédiat, le passage à l'automatisation de la conduite n'est pas encore envisageable. Mais les briques technologiques sont déjà là. Le challenge, nous explique le directeur du laboratoire LIVIC, Jacques Ehrlich, "c'est d'atteindre un niveau de fiabilité comparable à l'aérien ou au ferroviaire mais au coût de l'automobile". Donc très abordable. Et pour cela, il faudra accumuler beaucoup d'heures de conduite. Accumuler les kilomètres et l'expérience C'est aussi ce que nous a expliqué Rémi Bastien, en charge de la recherche et de l'innovation chez Renault. Si un homme est capable de réagir et de s'adapter à une situation nouvelle et jamais rencontrée auparavant, c'est une autre paire de manche pour la machine. Celle-ci a une capacité d'apprentissage plus limitée et, dans le fond, ne fait que réciter une leçon, qu'importe la complexité de son programme. Dans la mesure où la machine n'a pas encore la capacité de réagir à quelque chose qui n'est pas prévu par le programme, il est essentiel que ses concepteurs la fassent travailler énormément afin de réduire le nombre de situations imprévues. Dans le cas des voitures automatisées, il s'agit de les faire rouler pour accumuler de l'expérience à intégrer dans le programme final. Dans le domaine de l'aérien, le pilotage est aujourd'hui fortement automatisé. Mais pour arriver à ce stade, il avait fallu un temps considérable avant que la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et les instances internationales acceptent une telle transition. On peut le comprendre, vu l'enjeu. Aussi, les quelques 200 000 kilomètres parcourus par les Google Cars ne sont qu'une première étape. Les autoroutes et les parkings, des zones idéales Cependant, la voiture automatisée pourrait arriver plus vite qu'on ne le croit, avec une utilisation partielle de la technologie selon les situations. Certaines zones de circulation présentent en effet des caractéristiques intéressantes pour déployer rapidement la délégation de conduite. C'est le cas des parkings, où la vitesse de circulation est minimale, mais aussi des autoroutes, où le tracé des voies a été pensé de manière à assurer une sécurité optimale et une conduite simplifiée. Dans le futur proche, le conducteur pourrait laisser sa voiture à l'entrée d'un parking tandis que celle-ci va automatiquement se garer. La technologie est prête, et le risque très limité puisque le freinage est quasiment immédiat en cas d'obstacle ou d'imprévu. Du côté des autoroutes, il y a également de grandes possibilités selon Renault. Le trafic est en effet assez simple à intégrer dans le logiciel de conduite, mais encore faut-il que les conditions soient excellentes et toutes réunies : un trafic léger voire inexistant, une météo favorable, une conduite de jour. Selon Rémi Bastien, ces deux cas de figure se concrétiseront en moins de dix ans (entre 2015 et 2018). L'IFSTTAR évoque aussi une troisième hypothèse où la conduite automatisée pourrait arriver très vite. "L'application qui semble la plus prometteuse à moyen terme est l'automatisation à basse vitesse dans des situations de congestion". C'est-à-dire les embouteillages. "C'est dans ce contexte que la conduite est particulièrement pénible et que les conducteurs sont prêts à déléguer la tâche de conduite à un automate". Le défi des zones urbaines et périurbaines
En effet, la difficulté réside dans la prise en compte de tout ce qui se passe dans l'environnement immédiat. Et celui-ci peut être le théâtre de nombreux imprévus. En plus de gérer la circulation et le code de la route, le système va devoir prendre garde aux piétons (souvent peu respectueux de la signalisation) et de tout changement soudain (un policier faisant la circulation, une ambulance se frayant un passage...). Vu la complexité annoncée, l'automatisation pour les zones urbaines et périurbaines ne semble pas être en mesure de voir le jour avant une dizaine d'années. Mais, précise Rémi Bastien, dans la mesure où il s'agit d'une innovation en rupture, le calendrier est susceptible de s'accélérer, grâce au jeu de la concurrence. Si un industriel se lance, cela créera une dynamique : les autres suivront sans nul doute. "Le passage du stade de la démonstration au stade de l'exploitation représente encore des efforts de recherche et de développement mais ce passage fait partie des évolutions envisageables à moyen terme. La commercialisation de ces véhicules sera différente de celle que nous connaissons aujourd'hui puisqu'ils ne seront pas utilisables en dehors des zones organisées pour les accueillir", tempère d'ores-et-déjà le ministère des transports. Une solution hybride : une voiture automatisée et pilotable Si le développement de l'intelligence artificielle et l'arrivée massive de l'électronique dans les voitures permettent d'envisager l'automatisation des véhicules dans moins de dix ans, on voit que certaines situations ne seront pas résolues avant un certain temps. D'où l'idée de concevoir des véhicules hybrides, offrant à la fois un pilotage automatique et manuel. "On peut imaginer des véhicules automatiques qui seraient conçus pour pouvoir rouler aussi avec un conducteur en dehors des zones de circulation automatique, mais la coexistence sur la même infrastructure de véhicules automatiques et de véhicules classiques avec un conducteur semble encore très "futuriste"", explique le ministère des transports. Reste à savoir comment la transition du pilotage automatique vers le manuel se fait. Et inversement. Une désactivation automatique induit un risque si le pilote n'est pas en situation de reprendre immédiatement le volant. Par ailleurs, si l'erreur humaine est un facteur que les sociétés modernes savent prendre en compte, une défaillance technique est inacceptable. Le système doit se montrer impeccable. Il faut donc concevoir un système ayant une parfaite connaissance de l'environnement qui l'entoure et savoir prioriser ses actions et répondre d'abord à l'urgence, comme un enfant traversant la rue sans regarder. Les constructeurs automobiles eux-même sont convaincus de l'absolue nécessité de ces mesures de sauvegarde, car la question de leur responsabilité juridique se pose en cas d'accident causé lors d'un pilotage automatique. La législation actuelle et future L'arrivée des voitures sans pilote va dès lors nécessiter une évolution de la législation, tant au niveau national qu'international. Et si les lignes commencent à bouger aux États-Unis, le Vieux Continent n'est pas en reste. Des réflexions sont en effet déjà menées, car la voiture sans pilote implique un transfert de responsabilité. Le conducteur devient simple passager avec ce type d'automobile tandis que le constructeur se retrouve exposé en tant que fournisseur du système de conduite automatisée. Actuellement, la Convention de Vienne sur la circulation routière expose dans son article 8 que "tout véhicule en mouvement [...] doit avoir un conducteur" et "tout conducteur doit constamment avoir le contrôle de son véhicule". "La France est très active dans les travaux en cours à Genève pour faire évoluer cette convention", nous a expliqué Jacques Ehrlich, car "l'automatisation est l'avenir de l'automobile dans certains contextes". Les infrastructures Reste la question des voies et des équipements routiers. Les voitures automatisées nécessiteront-elles un investissement lourd ? Pas obligatoirement. "L'équipement des zones où il serait possible d'accueillir des véhicules automatiques sera certainement moins coûteux que ne le serait la construction d'un réseau de transport nouveau sur la même zone", estime le ministère des transports. Et les réseaux de communication sans fil joueront un rôle prépondérant, de voiture à voiture ou de voiture à infrastructure. Ces derniers "ouvrent de nombreuses perspectives pour les aides à la conduite : c'est ce qu'on appelle les systèmes coopératifs. Les applications sont très nombreuses et peuvent se classer en trois catégories : fonctions de mobilité, de confort et de sécurité", souligne Jacques Ehrlich.
Et la maintenance ? Celle-ci aura "un coût non négligeable", prévient le ministère, citant l'expérience acquise avec les escalators et les ascenseurs. Dès lors, il est probable que ces systèmes attirent avant tout les acteurs publics. Des acheteurs privés pourraient aussi y trouver un intérêt, mais ce marché "sera certainement spécifique". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Renault envisage des voitures automatisées dès 2015»
![]() Pas bon du tout pour les finances de la France, pas d'excès de vitesse, pas de points perdus, fini une partie du racket automobile.
effectivement lorsque la voiture sera complètement autonome, il y aura des impacts économique bien plus fort que le "racket automobile" :
- plus besoin d'investir dans les radars - moins de contrôles routier -> moins de présence policière sur les routes - moins d'accident de la route (voire pas du tout) -> baisse drastique du cout des assurances automobiles - moins de morts et de bléssés -> moins couteux pour la sécu - peut etre moins d'investissement sur l'entretien des réseaux routiers, la machine saura s'adapter à des routes moins entretenues. - baisse de la fréquentation autoroutière (on peut imaginer que si je suis guidé automatiquement, je suis prêt à faire un trajet plus long et éviter les péages et bouquinner pendant ce temps-là. - augmentation du prix du stationnement et des amendes de stationnement par les municipalités pour compenser le manque à gagner. il y a certainement d'autres impacts ![]() zig, le 15/05/2012 - 10:43 Probablement pas plus que maintenant.
On pourrait argumenter que créer 3 emplois, c'est mieux que rien. D'autant que ça m'étonnerait que seulement 3 personnes travaillent sur ce genre de projet. L'intérêt pour notre pays, c'est surtout une sécurité routière accrue. Parce que oui, si le conducteur n'est pas aux commandes sur les parties chiantes, on évite une perte de concentration et il peut se concentrer sur les parties plus difficiles. zig, le 15/05/2012 - 10:43 Tu ne vois pas l'intérêt? - Rayonnement de la recherche française (privée et publique, car il n'est pas rare que les entreprises collaborent avec les labos publics) - Avancée pour la société : gain en sécurité et en confort pour les automobilistes, fluidité sur les routes, économies d'énergie ... - Possible retour sur investissement pour Renault, qui pourrait se lancer dans un autre projet de ce type, qui générerait lui aussi de l'emploi en France (recherche et développement) et en Roumanie/Inde (production) - Création de richesse en France : bénéfique pour la balance commerciale, génération de bénéfices pour Renault et donc d'impôts, qui seront reversés à l'état puis aux français sous diverses formes. Je ne dis pas que produire à l'étranger est la meilleure solution, je n'en sais absolument rien. Mais l'intérêt d'un tel projet pour notre pays, et pour la société en général, est évident. Voir le verre à moitié vide c'est un point de vue, dire qu'il est vide c'est une erreur. ![]() Pour information, le site de Belchamp (centre de recherche de PSA dans le Doubs vers Sochaux) utilisait il y a maintenant plusieurs décénnies un système de piste avec un système par antennes qui permettait de faire circuler les véhicules seuls.
"Là elles seront soumisent à rude épreuve : Tenue de route, vitesse, freinage, passages à gué, endurance†Et SURTOUT la terrrrrrible PAP (Piste Automatique Pavée) ou, durant des jours, des voitures vont tourner 24h/24 en mode automatique, guidées par 2 cables enterrés en liaison avec des antennes installées sur les véhicules. Cette piste, de 1,4km, est garnie des pires bosses, cassis et nids de poules que les essayeurs ont pu rencontrer dans le monde entier ! " http://www.forum-aut...sujet387187.htm ![]() inconnu, le 15/05/2012 - 11:04 T'inquiète, pour inventer de nouvelles taxes, les politiques sont géniaux ! ![]() bof pour mes déplacements interurbains je préfère le train et si l'offre intra-urbain est bonne le tram ou le métro ...
A noter que la ligne 14 de la RATP est automatisé depuis plus de 12 ans Le problème de la voiture reste, selon moi, l'appauvrissement de l'offre en matière de carburant .... ![]()
zig et puce
(Banni) le 15/05/2012 à 11:54
C'est un problème un peu plus général : en discutant avec pas mal d'hommes politiques ou de grands décideurs, on s'aperçoit qu'ils sont enthousiasmés par la R&D. Personnellement, je trouve cela également génial de mettre des moyens sur des projets innovants. Mais il faut penser un peu au-delà : tous les salariés en France ne sont pas des chercheurs. Le chômage en France touche essentiellement les catégories les moins qualifiées. Donc je pose une simple question : quel est l'intérêt de créer 10 emplois hyper-qualifiés qui vont créer un super processus industriel qui va détruire 10.000 emplois peu qualifiés ? Ce qui est bien, c'est qu'avec ce système, on risque d'assister aux mêmes dérives que dans le numérique. Je paris qu'on arrivera à nous vendre des voitures qui ne pourront faire que certains trajets à certains moments bien déterminé et devoir payer des prestataires pour faire certains trajets.
Des DRM dans nos bagnoles, y'en a qui doivent déjà y penser. inconnu, le 15/05/2012 - 11:04 T'inquiètes pas... le système sera forcément debrayable et les cons continueront à rouler comme des cons, la finance se portera toujours bien à ce niveau. ![]() zig, le 15/05/2012 - 11:54 Conducteur de voiture, un emploi peu qualifié ? En réalité, je ne vois pas quel genre d'emploi les voitures automatisées détruisent. D'autre part, les emplois R&D, c'est nécessaire également pour la concurrence : si on n'en fait pas, les voitures automatisées des autres marques vont faire perdre du marché aux marques françaises, et au final supprimer des emplois. J'ai conscience que ça reste un problème compliqué à aborder, qui comprends nombre de variables difficiles à maitriser. Et si ça supprime quelques emplois pour améliorer la sécurité routière, c'est un bien contre un mal, mais c'est difficile de juger à quel point l'un compense l'autre. ![]() enzopitek, le 15/05/2012 - 11:35Moi, l'état met à ma disposition, le vélo, l'âne ou le mulet. Si tu regardes des vieux films en noir et blanc, tu vois bien que jusque dans les années soixante, il y avait des bus dans les campagnes pour relier les gens, maintenant c'est "prend ta voiture". Le temps que l'automatisme soit au point, on aura plus de pétrole. Il est temps de passer à la conversion pour ce qu'on sait faire, se mettre à l'hydrogène pour éviter de respirer du benzène à chaque plein. ![]() Centaurien, le 15/05/2012 - 13:37 Il suffit de se mettre aux bio-carburants : Tu prends de l'herbe, tu l'introduit par une extrémité dans le convertisseur, tu utilises l'énergie produite par la conversion pour faire un travail (te déplacer par exemple) et une fois le travail effectué, à l'autre extrémité du convertisseur tu récupères du bon gaz méthane de qualité qui fera fonctionner ton moteur de voiture par exemple. . Je crois que le convertisseur s'appelle un cheval. . [message édité par Jumbo le 15/05/2012 à 13:59
]
![]() Jumbo, le 15/05/2012 - 13:58Je préfère mon âne, c'est moins con un âne qu'un cheval. Mais si ça doit me prendre une semaine de trajet pour aller à la mer, ça risque de ne pas être génial. (tu as oublié le crottin qui te sert pour faire pousser tes légumes et pour le méthane, tu peux le récupérer sur ta fosse septique. Tu as raison sur 1 point néanmoins, la force animale est celle qui a le meilleur rendement par rapport à toutes nos inventions.) ![]() Centaurien, le 15/05/2012 - 14:21 HAHA (Wikipedia) Un cheval moyen de 450 kg boit de 38 à 45 l d'eau par jour. (Wikipedia) Un cheval adulte de 450 kg pourrait manger 11 kg de nourriture par jour. Tous les jours, même quand on ne s'en sert pas. Les courses d'endurances équestres les plus longues font 160 km en une journée. Il faut compter 10 heures, soit 16 km/h de moyenne. Bien sûr, le lendemain, le cheval est fatigué et ne peut pas recommencer cet exploit. On ne peut transporter qu'une seule personne par cheval, et pas trop lourde. Honnêtement, en terme de rendement, la voiture explose le cheval sur toutes les catégories liées au transport. ![]()
zig et puce
(Banni) le 15/05/2012 à 15:42
Gné ??? Je ne parle pas des conducteurs de voitures, mais des constructeurs de voiture.
Quand on voit que Renault fait fonctionner ces usines françaises à 60% de leur capacité, mais va ouvrir une usine au Maroc. Quand on voit que Volkswagen fait fonctionner ses usines allemandes à 100% de leur capacité et ne vont ouvrir des usines à l'étranger que pour les productions locales ou absorber le surplus de charge. Quand on voit que le premier constructeur en termes d'emplois en France est Toyota. Je ne suis pas certain que la R&D étrangère concurrente fera perdre des emplois en France : les constructeurs français s'en chargent tout seul. Je répète ce que j'ai dit plus haut : la R&D française est absolument indispensable. Mais la R&D française doit conduire (c'est le cas de le dire) à des emplois en France et pas des emplois à l'autre bout du monde. Il serait quand même un peu temps que l'on se rende compte que payer une voiture moins cher, c'est super ; sauf que si on rajoute au prix de la voiture les indemnités chômage des ouvriers français qui ne bossent pas, les cotisations sécu qui ne rentrent plus, les cotisations retraite qui ne rentrent plus et les intérêts des dettes de tout ça, je ne suis pas sûr que finalement on la paye moins cher la bagnole. Il va falloir peut-être prendre conscience qu'il y a un lien direct entre les achats que nous faisons et notre niveau de vie. qu'il y a un lien direct entre le déficit de notre commerce extérieur et les achats que nous faisons. qu'il y a un lien direct entre les produits low-costs que nous achetons au supermarché et les charges salariales pour payer les chômeurs, ... ![]() zig, le 15/05/2012 - 15:42 Les voitures, automatisées ou non, sont construites. Ce n'est pas plus simple à construire une voiture automatisée. zig, le 15/05/2012 - 15:42 Oui, je suis d'accord avec ça, il y a des choses scandaleuses dans l'industrie française. Par contre, ça n'a rien à voir avec la voiture automatisée ou même à la R&D.
Comparer le métro et la voiture, faut oser. D'un côté tu as un environnement (presque) totalement sécurisé, avec un système centralisé qui connaît la position de tous les véhicules. De l'autre côté c'est la jungle. ![]() Khalev, le 15/05/2012 - 17:17 Rhoooh, faut pas exagérer, je prends le métro tous les jours, c'est pas tant la jungle que ça ![]() Pour ma part, je me demande qui, par les lecteurs de Numerama, va pouvoir rouler dans ce genre de voitures. Quelqu'un a-t-il pensé à ce que coûteront de tels véhicules ? La peau du cul !
![]()
ce ne sont pas les politiques qui "inventent" les taxes et autres façon de nous plumés mais les technocrates de bercy pour qui remplir les caisses de l'état est plus important que la sécurité sur la voie publique. ![]() Anzufvytar, le 15/05/2012 - 14:49 Je ne parle pas de puissance mais de rendement (ou efficacité énergétique) qui récupère de la matière, l'énergie pour produire (ici) une force. Ensuite, il faut savoir que l'énergie nécessaire pour obtenir 1 litre d'essence à la pompe, est supérieure à l'énergie contenue dans ton litre d'essence. On estime que le rendement énergétique d'une voiture par rapport au carburant qui est dans le réservoir est de l'ordre de 15%. Pour une cellule, c'est de l'ordre de 38% par rapport au glucose disponible. Si les voitures d'aujourd'hui consomment moins que celles d'hier, c'est parce que les constructeurs ont augmenté le rendement, en augmentant le rendement du moteur et en abaissant les pertes liées entre autres aux frottements. Mais néanmoins, si tu prends en compte tous les facteurs, de l'extraction des minerais, du transport, de la fonderie, ..., du carburant, de l'entretien, ..., de la pollution, du traitement des déchets ; tu t'aperçois qu'il vaut mieux marcher, c'est bien plus ... rentable. ![]() Centaurien, le 15/05/2012 - 18:51 Je comprends le concept de rentabilité, mais je tiens mes positions. Le cheval consomme en permanence, la voiture, seulement si tu t'en sers. Alors oui, au watt produit, la cellule du cheval est plus "rentable", et probablement plus rentable qu'une voiture dont le moteur serait allumé en permanence. Mais voilà, en moyenne, la voiture ne consomme que quand on s'en sert... Dès qu'on veut transporter plus de deux personne, la voiture avec ses 15% d'efficacité consomme moins d'énergie que les chevaux pour transporter la même quantité de personnes, puisqu'une seule voiture peut transporter jusqu'à 5 personnes, voire plus. ![]()
C'est pour ça qu'on a inventé "El Coche". (attention, jeu de mots bilingue)
Oui mais le cheval, tu peux toujours le bouffer et tu ne paies pas le parcmètre quand tu te gares. Et puis, je préfère que mon âne broute l'herbe plutôt que de me faire chier à prendre ma tondeuse à moteur pour tondre, d'autant que ma tondeuse me laisse du cambouis sur les mains alors que mon âne me laisse du crottin pour mes légumes. Financièrement parlant, un herbivore coûte beaucoup moins qu'un autre type d'animal (voiture compris), puisqu'il se nourrie d'un truc qui passe son temps à pousser (comme les poux sur les cheveux). [message édité par Centaurien le 15/05/2012 à 20:36
]
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Parce que c'est très valorisant pour une boîte d'expliquer qu'elle a fait travailler 3 docteurs en informatique sur les voitures intelligentes. Mais si ensuite, c'est pour les faire fabriquer en Inde ou en Roumanie, je ne vois pas trop l'intérêt pour notre pays.