Orange ne répondra pas à la baisse généralisée des prix décidée en début de semaine par SFR. L'opérateur affirme ne pas vouloir s'engager sur ce terrain, considérant qu'une baisse sur les offres à bas coût et sur les formules à valeur ne contribue pas à clarifier le marché.

Après la forte diminution des prix constatée depuis l'arrivée de Free dans la compétition, se dirige-t-on vers une nouvelle baisse conséquente des tarifs dans la téléphonie mobile ? En début de semaine, SFR a donné du corps à cette perspective par l'annonce d'une évolution substantielle de ses formules Red et Carrées. Ces dernières ont en particulier connu une réduction de dix euros.

Mais les rivaux de la filiale de Vivendi sont-ils prêts à s'engager dans cette bataille tarifaire ? Rien n'est moins sûr. Le numéro deux de l'opérateur historique, Gervais Pellissier, est même plutôt opposé à cette politique. Pas question en tout cas pour Orange de participer à cette course à l’échalote. L'entreprise considère en outre qu'une baisse sur les offres à bas coût et sur les formules classiques brouille le secteur.

"Une baisse appliquée sans discernement sur les offres à valeur et à bas coût n'aide pas à une lecture claire du marché", a-t-il confié aux Échos, ajoutant que le groupe ne suivra pas SFR dans cette guerre des prix. "Chez France Télécom, nous ne le ferons pas". En revanche, il est acquis que les formules proposant un accès à l'Internet sans fil en 4G seront plus chères que les forfaits actuels.

Officiellement, Orange n'a pas encore arrêté ses arbitrages ; l'opérateur se contente pour l'heure de livrer une estimation au doigt mouillé. "Nous n'avons pas encore figé nos tarifs pour la France, mais cela pourrait être 5 ou 10 de plus", écrit la firme. Et parce "qu'Orange a le meilleur réseau 3G et entend bien être le leader sur le terrain de la 4G", cela se répercute inévitablement sur le prix des offres, fait comprendre l'opérateur.

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