La Californie a promulgué la loi sur les voitures automatisées, faisant de l’État le troisième à adapter sa législation. Si le texte établit des standards de sécurité et de performance, il faudra encore produire des règles complémentaires d'ici 2015. Et le permis de conduire restera une obligation.

C'est fait. Après le Nevada et la Floride, la Californie est devenu le troisième État américain à adapter sa législation de façon à autoriser les voitures sans conducteur afin qu'elles puissent circuler légalement sur les routes californiennes. Le gouverneur Jerry Brown a promulgué le texte au cours d'une cérémonie où était notamment présent Sergueï Brin, l'un des cofondateurs de Google, rapporte le site spécialisé Wired.

La présence d'un représentant de Google n'est pas vraiment inattendue, vu les engagements de la firme en matière de conduite automatisée. Depuis deux ans, la société mène des travaux en ce sens. Non sans réussite. Depuis le début du projet, aucun accident impliquant le système de conduite automatisé n'est à déplorer, ce qui n'est pas un mince exploit, vu le nombre de kilomètres parcourus : plus de 480 000.

Désormais votée, la loi a pour rôle premier d'établir des standards de sécurité et de performance suffisamment hauts pour autoriser les voitures sans conducteur à évoluer sans risque dans une circulation normale. Car en effet, ces automobiles d'un nouveau genre devront cohabiter avec de nombreux autres engins : des voitures, des camions, des autocars, des deux roues…

Dans la mesure où il s'agit d'une technologie très récente, les propriétaires qui auront une voiture automatisée dans quelques années devront quand même avoir leur permis de conduire. Sait-on jamais, le système peut défaillir ou il peut survenir une situation obligeant le conducteur à reprendre la main. La nécessité de posséder un permis de conduire pour ces engins devrait néanmoins disparaître vers 2040.

En France, le secteur est également en marche. Les industriels, les laboratoires de recherche et le ministère des transports planchent sur les voitures automatisées, à un rythme certes plus mesuré qu'aux États-Unis. Cependant, les automobiles sans conducteur pourraient voir le jour assez rapidement. La délégation de la conduite devrait être une réalité d'ici la fin de la décennie, dans certaines situations.

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