Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free Mobile coopéreront-ils dans les réseaux de télécommunications de troisième génération (3G) ? Au cours de l'université d'été du MEDEF, le patron de l'opérateur historique a indiqué que des discussions à ce sujet étaient en cours avec les autres opérateurs.

Free Mobile ayant rebattu les cartes en introduisant davantage de concurrence dans le secteur de la téléphonie, les autres opérateurs sont poussés à changer de fusil d'épaule. À cet exercice, Orange se montre en apparence le plus disposé à coopérer avec ses rivaux. Preuve en est avec la proposition lancée par Stéphane Richard, le PDG du groupe, lors de l'université d'été du MEDEF.

Le dirigeant a entamé des discussions avec les autres opérateurs pour envisager un partage du réseau dédié aux communications mobiles de troisième génération (3G). Aucun calendrier formel n'est évidemment arrêté, mais le sujet est ouvert à la réflexion. Tout le monde est concerné, aussi bien SFR et Bouygues Télécom, adversaires de longue date, que Free Mobile, le trublion.

"Je crois que c'est de l'intérêt de tout le monde d'examiner les possibilités de (partager le réseau) pour tirer les conclusions de la nouvelle donne dans le mobile et rationaliser nos investissements, nos réseaux, tout en gardant notre capacité à nous différencier par la qualité de nos réseaux. C'est la limite de l'exercice", a-t-il déclaré à Reuters.

S'il elle voit le jour, une coopération entre les quatre opérateurs disposant d'un réseau d'antennes-relais 3G permettrait très certainement de réduire de l'entretien des infrastructures en se partageant la facture et aurait certainement un impact favorable sur le déploiement (et, pourquoi pas, leur redéploiement) des installations destinées à couvrir le territoire.

Le sujet d'un partage des ressources pour la 3G n'est en réalité pas nouveau. Sous l'égide de l'ARCEP, les opérateurs ont conclu un accord de partage de réseau mobile 3G. Il permettra d'achever la couverture du territoire d'ici fin 2013, a expliqué l'autorité de régulation des communications électroniques en 2010. En plus de boucler la couverture des zones blanches, elle aura un impact positif sur le paysage.

"Ce partage d'installations entre opérateurs s'appuiera très largement sur les infrastructures de deuxième génération et sera ainsi de nature à contribuer à la réduction de l'impact, notamment visuel, du déploiement des réseaux mobiles sur l'environnement", indiquait alors le régulateur.

La coopération entre opérateurs pourrait également intervenir pour la 4G, avec en ligne de mire une réduction du coût de déploiement des installations. Et là encore, Orange s'est montré le plus ouvert en proposant un partenariat avec SFR, Bouygues Télécom et Free Mobile.

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