Un afflux important de messages sur Twitter a affecté la bonne transmission des positions GPS des cyclistes lors des épreuves de cyclisme sur route, à cause d'un engorgement des réseaux. Les spectateurs ont été invités à faire preuve de retenue. Mais la question du dimensionnement des infrastructures se pose désormais.

L'organisation des Jeux olympiques d'été de 2012 semble décidément loin d'être au top niveau. Après les multiples problèmes de sécurité survenus ces dernières semaines (du scandale de G4S à l'irruption d'une inconnue dans délégation indienne en passant par la perte des clés du stade de Wembley) et la polémique des sièges vides, c'est désormais la liaison avec les journalistes qui est critiquée.

Le Guardian signale que la presse n'a pas pu recevoir correctement les mises à jour électroniques indiquant la position des cyclistes lors des épreuves de cyclisme sur route, qui se déroulent du 28 juillet au 1er août. La cause ? Le trop grand enthousiasme des passionnés de cyclisme, qui ont visiblement surchargé les réseaux mobiles aux abords de la course, empêchant la bonne réception des données transmises automatiquement.

Pour connaître la position des coureurs, les vélos de ces derniers sont en effet équipés de transmetteurs GPS qui envoient ensuite l'information aux organisateurs et aux journalistes. Or, la trop grande activité des spectateurs sur les réseaux sociaux, et plus particulièrement sur Twitter, a engorgé le réseau, obligeant par exemple le commentateur de la BBC à utiliser sa montre pour donner des estimations, forcément approximatives.

Interrogé, le directeur de la communication a expliqué qu'il n'était pas question, évidemment, d'interdire au public de communiquer. Mais il l'a toutefois invité à faire preuve de plus de retenue et de n'envoyer que des mises à jour urgentes sur Twitter ou Facebook. Un vœu pieu, car qui peut croire que les milliers de spectateurs équipés d'un accès mobile vont subitement brider leur enthousiasme sur les réseaux sociaux ?

Se pose ainsi la question du dimensionnement des infrastructures installées à Londres. À en croire le représentant du CIO, seul un réseau a posé des difficultés. Mais un incident dès le deuxième jour des Jeux olympiques n'augure rien de bon pour la suite.

( photo : CC BY-NC-SA The Department for Culture, Media and Sport )

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