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En Australie aussi, ACTA a du plomb dans l'aile
Julien L. -
publié le Jeudi 28 Juin 2012 à 12h02 -
posté dans Société 2.0
![]() Les obstacles s'accumulent pour l'ACTA. En grande difficulté sur le Vieux Continent, le projet de traité international est également contesté au sein des autres pays ayant participé aux négociations. C'est le cas de la Suisse mais aussi de l'Australie. Une commission parlementaire a d'ailleurs invité le gouvernement australien à suspendre le processus de ratification du texte.
Il n'en demeure pas moins que l'accord commercial anti-contrefaçon a du plomb dans l'aile sur le Vieux Continent. Mais pas seulement. D'autres nations dans le monde, également impliquées dans l'élaboration d'ACTA, sont désormais assez peu disposées à soutenir le texte. C'est le cas de la Suisse, qui a fait savoir le mois dernier par son Conseil fédéral qu'elle reportait la décision de signer l'accord. C'est également le cas de l'Australie, qui se dirige vers un gel du processus de ratification. La commission parlementaire australienne en charge des traités, qui a étudié en détail l'accord, a en effet recommandé le report de la ratification, selon un communiqué (.pdf) repéré par The Register, "tant que certains prérequis, dont une analyse économique indépendante et transparente sur les coûts et les bénéfices [du traité], ne sont pas satisfaits". "La commission est préoccupée par le manque de clarté du texte, l'exclusion des dispositions protégeant les libertés individuelles et la capacité d'ACTA à déplacer l'équilibre dans l'interprétation du droit d'auteur, de la propriété intellectuelle et des brevets. La réaction internationale à l'égard d'ACTA [...] doit également être prise en considération", a déclaré le président de la commission parlementaire, Kelvin Thompson. Reste que l'avis de la commission parlementaire australienne n'est pas la position officielle du gouvernement australien. L'Australie est officiellement en faveur d'ACTA, d'une part parce que son représentant a signé le texte lors d'une cérémonie officielle organisée à Tokyo en octobre dernier, et d'autre part parce que le ministère australien des affaires étrangères et du commerce l'a défendu. à lire aussi
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Commentaires à propos de «En Australie aussi, ACTA a du plomb dans l'aile»
![]() +1 pour U. Harkogansk-Malatesta ! Sarko avait vite ratifié, au nom de la France mais Hollande dénoncera-t-il ce geste ? Ce serait tout à son honneur !
Beau geste de l'Australie et des Pays-Bas ...mais il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué : souvenez-vous de la tentative de vouloir breveter les logiciels en Europe : la lutte, entre 2003/2005,fut âpre et les rebondissements nombreux, avant la victoire finale...N'oubliez jamais ! ![]()
Il n'y a pas de victoire finale contre ce genre de parasites, à moins de remonter les chaines d'influences, d'énumérer les responsables est de les clouer au pilori (s'arranger pour que leurs noms et leurs actions soient connus de tous). Quand vous les chassez par la porte et ils tentent de revenir par la fenêtre en permanence, c'est un combat de tous les instants. Pour ACTA c'est pareil, on l'enterre mais ils ont certainement déjà autre chose prêt à sortir des cartons. [message édité par anomail2 le 28/06/2012 à 14:13
]
![]() U., le 28/06/2012 - 12:28 ToDo: Compléter la fiche wikipedia de Marielle Gallo au jour de ses dernières déclaration publiques. [message édité par anomail2 le 28/06/2012 à 14:11
]
U., le 28/06/2012 - 12:28 BRAVO ! Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. Tous les champs doivent être remplis. |
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Mieux encore, cette opposition serait une forme de "soft terrorisme".
Cette buse explique qu'elle s'entend bien avec J. Zimmermann, je me demande comment il prend le fait de se faire taxer de "soft terroriste".
En tous cas, ça illustre une nouvelle fois, sur un plan sémantique et au-delà, idéologique, la faculté des forces néolibérales à taxer d'anarchisme et de "terrorisme" toute forme d'opposition (civile ou politique) à leurs projets.
Il est proprement surréaliste que des individus au service de l'intérêt général, élu par les citoyens européens, financés par les contribuables européens, puissent estimer que les membres de la société civile qui s'opposent à leurs projets législatifs liberticides et clientélistes sont des "terroristes". On a assisté à une mobilisation mondiale très significative, et certains "élus" prétendent y voir de l'extrêmisme, du "soft terrorisme", plutôt que de reconnaître que le traité qui leur est soumis a été conçu en secret, puis négocié entre gouvernements et lobbyistes, contre l'intérêt général et sans légitimité démocratique. Ces gens, et Marielle Gallo la première, trahissent leurs fonctions.