2500 stations actives. C'est l'objectif que s'est fixé Free Mobile avant la fin de l'année. L'opérateur compte accélérer la mise en place de son propre réseau afin de répondre à un double objectif : réduire sa dépendance à l'égard de l'accord d'itinérance passé avec Orange et respecter les obligations réglementaires en matière de couverture de la population.

Se défaire au plus vite de l’engagement qui le lie à Orange. Tel est l’objectif que poursuivra Free Mobile tout au long de cette année. Pour cela, l’entreprise a besoin de déployer au plus vite ses infrastructures, non seulement pour accroître petit à petit son indépendance vis-à-vis de l’opérateur historique mais aussi pour respecter ses obligations réglementaires suite à l’obtention de la quatrième licence 3G.

Pour la fin 2012, le groupe prévoit de disposer d’environ 2500 stations actives contre un peu plus de 1000 aujourd’hui. L’érection de ses antennes-relais devra répondre à certaines exigences, comme la présence d’une importante population à proximité afin d’atteindre ses prochains objectifs de couverture : 75 % de la population au 10 janvier 2015 puis 90 % au 10 janvier 2018.

« Il s’agit d’un impératif économique, l’itinérance étant une alternative précieuse mais coûteuse » écrit Iliad, la maison-mère, dans un communiqué (.pdf). « À ce jour, Free Mobile a confié à ses prestataires et Télédiffusion de France la recherche et la construction de plus de 6000 sites équivalents à la couverture de plus de 75 % de la population« . Et pour cela, plus de 400 millions d’euros ont été engagés dans ce vaste chantier.

« Les investissements réseau vont bien sûr se poursuivre sur les années à venir pour atteindre un total cumulé d’un milliard d’euros environ en 2018 » précise le groupe, qui a vu par ailleurs ses effectifs croître de 1500 salariés depuis un an afin de soutenir ce développement en direction de la téléphonie mobile. Plus que jamais, Free est décidé à avoir sa propre infrastructure aussi vite que possible.

Cependant, Free Mobile rappelle les obstacles nombreux qui sont sur sa route, à commencer par la concurrence qui s’efforce de lui mettre des bâtons dans les roues. « Free rencontre de grandes difficultés à accéder aux sites propriétés de certains opérateurs historiques qui multiplient les exigences techniques et économiques pour éviter l’accueil d’un concurrent« .

Le cas de Paris est révélateur des soucis que rencontre Free. Au cours d’une conférence de presse dédiée aux résultats annuels d’Iliad, Xavier Niel a annoncé que son groupe ne disposait que de 10 antennes-relais dans la capitale là où 300 sont nécessaires pour assurer une bonne couverture. Intra-muros, Paris compte plus de 2,23 millions d’habitants.

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