Chassé du toit de la Grande Arche, le musée de l'informatique va se déployer dans toute la France. Le directeur du musée, Philippe Niewbourg, a annoncé la création de cités numériques dans différentes régions. En attendant de trouver une solution avec les autorités françaises, le musée veut continuer à transmettre sans encombres le patrimoine de l'histoire de l'informatique.

En attendant de trouver un terrain d’entente avec les autorités françaises suite à la fermeture des locaux situés dans le toit de la Grande Arche, le musée de l’informatique évolue et va donner naissance à de nouvelles structures, « afin qu’une décision technocratique ne remette pas durablement en question la transmission du patrimoine de l’histoire de l’informatique auprès des plus jeunes générations« .

Sur le blog consacré au musée, le directeur Philippe Niewbourg explique que des « espaces muséographiques consacrés à l’histoire de l’informatique et du jeu vidéo » seront ouverts cette année dans toute la France. La première de ces cités numériques verra le jour à Sophia Antipolis, une technopole située dans les Alpes-Maritimes, et profitera d’un espace de 300 m².

« Cette cité numérique sera ouverte à tous, mais ciblera en priorité les publics scolaires. Une vaste opération de sensibilisation sera mise en place auprès des enseignants de la région pour leur permettre de faire découvrir à leurs classes cette histoire » explique Philippe Niewbourg. La cité numérique sera également tournée vers l’avenir, avec la présentation de prototypes et d’orientations technologiques.

Au total, le musée de l’informatique pourrait ouvrir et chapeauter jusqu’à sept cités numériques en France. Celles-ci seront positionnées dans les régions de France les plus peuplées et les plus attractives, en particulier pour attirer les touristes étrangers. Hormis Sophia Antipolis, une cité numérique pourrait voir le jour au cœur du Grand Paris, le long de la Seine.

« Cette organisation décentralisée permettra de gagner en efficacité et de rapprocher les contenus des publics » ajoute Philippe Niewbourg. « Les expositions temporaires sont conçues pour être mobiles et tourneront entre les différentes cités numériques, permettant à chaque région de découvrir deux fois par an de nouveaux contenus« , à côté d’expositions permanentes.

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