Twitter ne se limite pas aux amis ou aux sympathisants d'un parti politique. Au Royaume-Uni, un maire l'a appris en diffamant par erreur son rival lors d'une campagne électorale. Reconnaissant s'être trompé de personne, le maire a indemnisé son concurrent et a payé ses frais de justice.

Depuis qu’Internet s’est démocratisé, les plaintes pour diffamation n’ont sans doute jamais été aussi nombreuses. Le phénomène semble progresser à mesure que les réseaux sociaux et les sites communautaires occupent notre vie quotidienne. Or, il faut garder en mémoire que tout ce qui est publié en ligne sera lu, classé et conservé par les moteurs de recherche.

Au Royaume-Uni, un homme politique l’a découvert à ses dépens. Le journal britannique The Times rapporte que Colin Elsbury, maire d’une petite ville du Pays de Galles, a été condamné par le tribunal de Cardiff pour avoir publié un message sur Twitter dans lequel il explique que son rival, Eddie Talbot, avait dû être évacué du bureau de vote par la police.

Or, il s’avère que l’évacuation décidée par la police concernait une autre personne. Bien que Colin Elsbury ait reconnu par la suite son erreur, Eddie Talbot a néanmoins engagé une action en justice. Un accord à l’amiable a finalement été trouvé entre les deux parties. Colin Elsbury a fait des excuses publiques sur Twitter et a indemnisé Eddie Talbot à hauteur de 3 000 livres (3 470 euros environ), plus 50 000 livres de frais judiciaires (57 800 euros environ).

Cette affaire rappelle que les réseaux sociaux ne sont pas des espaces fermés, coupés du reste du monde. Ce sont des espaces publics où les écrits restent durablement. C’est d’autant plus vrai sur Twitter dans la mesure où la configuration par défaut d’un nouveau compte est publique. Les messages publiés peuvent ainsi être diffusés et rediffusés, souvent bien au-delà de son simple cercle d’amis ou de sympathisants.

Dans un autre registre, Twitter avait fait parler de lui l’an dernier dans une autre affaire judiciaire. Un Britannique de 26 ans avait été poursuivi en justice pour avoir tenu des propos menaçants sur le site de micro-blogging. Condamné en première et deuxième instance, il avait menacé de faire sauter l’aéroport de Doncaster Sheffield si celui-ci annulait son vol.

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