Les affaires de diffamation suite à des propos tenus sur Facebook augmentent. Bien souvent, il s'agit de jeunes internautes s'en prenant à leurs professeurs, sans avoir toujours conscience du tort que cela peut causer.

« Les paroles s’envolent et les écrits restent », dit le proverbe. Même à l’heure du tout numérique. Et cela, de plus en plus de jeunes internautes sont en train de le découvrir à leurs dépens. Récemment encore, une nouvelle affaire de diffamation sur un réseau social vient nous rappeler que chacun engage sa responsabilité lorsqu’il écrit sur le web, même lorsque cet espace s’appelle Facebook.

Selon l’AFP, quatre élèves d’un collège de Haute-Savoie ont été condamnés par le parquet de Bonneville à suivre un stage de citoyenneté, afin de « leur apprendre à respecter l’autorité et à faire preuve de tolérance » selon une source proche du dossier. En effet, les collégiens avaient diffamé une enseignante sur Facebook, pensant sans doute être à l’abri derrière leur profil.

Avec la popularité grandissante de Facebook, on assiste depuis quelques mois à une augmentation de ces délit d’un nouveau genre. On se souvient par exemple d’une plainte de deux enseignants d’un collège de Megève contre des « propos homophobes » tenus sur le réseau social. En décembre dernier, une enseignante d’anglais du collège des Chartreux, à Marseille, avait également déposé plainte contre des élèves qui avaient créé sur Facebook un groupe de discussion réclamant son départ, note l’AFP.

À l’heure actuelle, Facebook compte plus de 17 millions de Français, pour un total de 400 millions de membres. Si le web social a beau être le nouveau centre d’intérêt des internautes, cela ne veut pour autant pas dire qu’il faille abandonner tout principe de précaution et de prudence lorsqu’on publie du contenu. Si les réseaux sociaux sont l’endroit idéal partager beaucoup de choses avec ses contacts, il n’est pas particulièrement malin de trop s’épancher sur le web, surtout lorsque des propos flirtent avec la ligne jaune.

Il y a quelques semaines, Alex Türk – le président de la CNIL – avait pourtant mis en garde : les réseaux sociaux peuvent nuire. Et bien que les plus jeunes d’entre nous sont considérés comme des « digital natives » (natifs du numérique), ce sont bien souvent les premières victimes de leurs erreurs. « J’ai fait passer un message : celui d’être prudent dans l’utilisation des réseaux sociaux. C’est un progrès dans le sens ou cela améliore la communication mais il faut savoir maîtriser son usage et pour l’instant avec les jeunes, le seul registre sur lequel on puisse agir c’est la pédagogie » avait déclaré Alex Türk, à l’occasion d’un déplacement dans un lycée.

En août dernier, une jeune Britannique avait été condamnée à trois mois de prison, suite à un statut publié sur Facebook. La jeune femme avait menacé de mort une camarade de classe, après l’avoir brimé pendant quatre ans.

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