La portée technique et juridique de la démarche reste pour le moment floue, mais c’est tout de même bon de le noter. Alors qu’il est en conflit depuis plusieurs années avec les associations de logiciels libres qui lui reprochent d’utiliser des programmes libres sans respecter les licences, Free a fait un pas un avant. Avec l’autorisation de Free et de Broadcom, qui développe les chipsets intégrés aux Freebox, l’ingénieur Maxime Bizon a publié une partie du code source de la Freebox sous licence GPL.

Elle concernerait les parties du firmware qui concerne la gestion des ports Ethernet et USB, et les chipsets Broadcom BCM63xx. Le constructeur de semi-conducteurs équipe également les Neufbox et les Livebox des deux fournisseurs d’accès concurrents. Du coup, sans tarder, la publication a été intégrée au projet OpenWRT, qui ambitionne de proposer des firmwares alternatifs sous Linux pour de nombreux routeurs. Certains se prêtent à rêver que la publication d’une partie du code source de la Freebox permette de customiser le boîtier ADSL du FAI.

Mais techniquement, il faut encore pouvoir injecter le firmware personnalisé dans la Freebox, et le faire tourner sur le réseau du FAI. Juridiquement, si elle est détectée, la manœuvre pourrait provoquer la suspension immédiate de l’abonnement à Internet, puisque le FAI qui est propriétaire de la Freebox interdit dans son contrat d’utilisation toute modification de son modem routeur.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés