Ubisoft a annoncé l'ouverture de deux nouvelles structures au Canada dans le cadre d'un investissement massif : 780 millions de dollars sur plusieurs années.

C’est l’année des grands investissements pour Ubisoft, alors que plane toujours l’ombre Vivendi — même si le conglomérat dirigé par Vincent Bolloré devrait plutôt s’occuper de Dailymotion avant d’aller voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

Alors que l’éditeur français a déjà officialisé l’ouverture de trois nouvelles structures (Bordeaux, Berlin et Stockholm), deux autres antennes vont être inaugurées au Canada, où Ubisoft est déjà implanté depuis très longtemps et où la franchise star Assassin’s Creed est produite.

In fine, il entend créer 1 000 emplois au Québec grâce à un investissement de 780 millions de dollars étalé sur dix ans.

Le développement d’une région

L’expansion s’articulera d’abord autour d’un studio basé à Saguenay et dont l’ouverture est prévue pour début 2018. Dirigé par Jimmy Boulianne, il sera chargé de développer des technologies pour le jeu en ligne. D’ici cinq ans, l’effectif comprendra pas moins de 125 personnes. Suivra une autre structure dans la région, mais beaucoup plus tard — avant 2027, précise Ubisoft.

Bien évidemment, ces 1 000 emplois annoncés ne concerneront pas uniquement ces deux studios. En réalité, Ubisoft compte aussi faire grandir ses autres antennes historiques situées au Canada, à Québec (200 emplois en plus) et à Montréal (675 emplois en plus). Dans cette région vue comme un eldorado du jeu vidéo, la firme française pourra donc compter sur une armada 4 600 personnes afin de donner naissance à des jeux toujours plus ambitieux.

En parallèle, Ubisoft va injecter 13 millions de dollars dans l’éducation, notamment pour la recherche universitaire. De cette manière, il s’assurera, aussi, que les talents qu’il engagera seront encore mieux préparés à répondre à ses besoins. «  Nous sommes fiers d’avoir contribué à l’émergence du Québec comme d’un hub renommé pour le développement de jeux vidéo  » se félicite Yves Guillemot, bien heureux, par ailleurs, de bénéficier d’aides et avantages dont la France ne peut malheureusement pas se targuer.

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