Sanctionné en 2015 par l'autorité de la concurrence pour des pratiques illicites dans le marché de la clientèle professionnelle, Orange n'est toujours pas tiré d'affaire. SFR lui réclame 2,4 milliards d'euros pour réparer ce préjudice. Deux autres opérateurs ont également déposé plainte.

C’était en 2015. Mécontents de ne pas pouvoir accéder facilement au marché de la clientèle professionnelle dans les années 2000, deux opérateurs, Bouygues Telecom et SFR, s’étaient tournés en direction de l’autorité de la concurrence pour qu’elle se penche sur les pratiques commerciales d’Orange. D’après eux, le géant français des télécoms a freiné abusivement le développement de la concurrence.

C’est à ce constat qu’était parvenue l’autorité, en exigeant d’Orange qu’il paie une amende de 350 millions d’euros pour quatre pratiques anticoncurrentielles et qu’il se conforme à une série d’injonctions visant à « rétablir immédiatement une situation de concurrence saine sur ces marchés ». L’opérateur avait choisi à l’époque de coopérer avec l’institution, acceptant sans broncher les conclusions de l’enquête.

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Crédits : SFR

Affaire classée ? Pas vraiment. Ce mardi 9 mai, L’Express révèle que trois opérateurs ont déposé plainte devant le tribunal de commerce de Paris contre Orange. Le but ? Ils réclament à l’opérateur historique la somme faramineuse de 2,76 milliards d’euros au titre des réparations qu’ils jugent mériter au regard du préjudice subi tout au long de ces années.

Dans cette affaire, c’est SFR qui demande le plus. Après avoir initialement évalué sa perte à 512 millions d’euros, la filiale du groupe luxembourgeois Altice réclame 2,4 milliards d’euros. Par contraste, les prétentions des deux autres plaignants, l’opérateur américain Verizon et son homologue britannique BT, sont modestes : 215 millions d’euros pour le premier et 150 millions d’euros pour le second.

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