Avant son entrée en bourse, Snapchat veut se prémunir du plagiat bien connu de ses rivaux. Le réseau social a recruté un ingénieur suisse spécialisé dans la protection de code pour éviter d'être à nouveau copié par son grand rival Facebook.

Snapchat ne supporte plus de se faire dérober ses innovations, et il entend bien mettre un terme à cette pratique. Pour ce faire, le réseau social aux photos et vidéos éphémères qui prépare son entrée en bourse — prévue en mars –a récemment recruté Laurent Balmelli, un ingénieur suisse connu pour avoir fondé la startup Strong.Codes.

Celle-ci s’appuie sur les connaissances en chiffrement de son équipe pour réaliser des outils de camouflage de programmation, évitant ainsi que des entreprises concurrentes n’accèdent à ce code et en reproduisent facilement les fonctionnalités.

L’impossible protection ?

Snapchat assume ouvertement sa volonté de se prémunir du plagiat de ses concurrents : Facebook est même nommé directement dans les documents déposés la semaine dernière par l’entreprise en vue de son entrée en bourse. À défaut d’avoir réussi à racheter Snapchat en 2013, Mark Zuckerberg n’hésite pas à imiter les fonctionnalités les plus populaires de son rival sur Facebook ou Instagram. Il en a ainsi directement repris le système de Story sur Instagram avant d’offrir une refonte de son  système de messagerie Facebook, qui a vu apparaître des filtres clairement inspirés de Snapchat.

Bloomberg a pu constater que Laurent Balmelli a enregistré une adresse email au nom de l’entreprise auprès de la chambre suisse du commerce, mais peine en revanche à savoir si sa startup a été rachetée par Snapchat, l’ingénieur ayant refusé de répondre à ses demandes. Reste que ce genre de protection, pour efficaces qu’elles soient, ne peuvent empêcher les rivaux de Snapchat d’imiter ses attributs mais simplement les retarder.

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