Les discussions autour de la vente de Twitter prennent un nouveau tournant : le réseau social pourrait finir entre les mains de Google ou de Salesforce. Verizon et Microsoft sont aussi évoqués.

C’est une information économique de taille que s’est procurée CNBC : la vente de Twitter pourrait approcher après des années de difficulté à trouver un modèle économique. Le réseau social aux 140 caractères serait engagé dans des discussions avancées avec des repreneurs, parmi lesquels se trouvent Google et Salesforce, spécialiste du logiciel de gestion client. Cette liste de repreneurs potentiels est complétée par Verizon, qui est déjà en train de racheter Yahoo et pourrait donc devenir le repreneur officiel des entreprises qui ne fonctionnent pas. Microsoft est aussi évoqué.

Le 6 septembre dernier, le sort de Twitter qui n’arrive toujours pas à trouver sa rentabilité malgré plusieurs tentatives pour trouver un modèle économique, devait être connu dans la semaine. Apparemment, les discussions du conseil d’administration de la compagnie avec de potentiels repreneurs auront pris plus de temps que prévu : c’est aujourd’hui seulement, un peu plus de 15 jours après ces premières annonces, que l’on apprend que Twitter est en discussions avancées avec plusieurs géants de la tech qui devraient faire une offre « très rapidement ».

Google est le candidat attendu. Cela fait plusieurs années que le géant de la recherche et de la publicité est pressenti comme le repreneur du réseau social à l’oiseau bleu. Dès 2010, on parlait d’une offre de rachat à 4 milliards de dollars qui n’a pas abouti. Plus récemment, en avril dernier, de nouvelles rumeurs faisaient surface autour du rachat de Twitter par Google, sans aboutissement encore une fois. Cela dit, depuis, Twitter n’a fait que s’enfoncer trimestre après trimestre, ne parvenant pas à sortir la tête de l’eau. Difficile d’imaginer, en effet, un avenir indépendant au réseau social sans modèle économique viable : la publicité et les partenariats ne sont pas des leviers suffisants pour la plateforme qui se base sur l’instantanéité de l’information.

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De son côté, Salesforce n’est pas non plus un client absurde : aujourd’hui, à peu près toutes les marques sont sur Twitter et utilisent la plateforme pour gérer leurs relations clients de manière directe et instantanée. Qu’il s’agisse de problèmes ponctuels ou de prises en charge de prestation SAV, il est souvent bien plus facile de communiquer avec une entreprise via Twitter qu’en cherchant désespérément à joindre son service client vocal. Le  spécialiste du CRM aurait donc tout à gagner avec une intégration de Twitter dans l’offre qu’il peut proposer à ses clients. Cela dit, une telle acquisition condamnerait peut-être Twitter à devenir uniquement un outil de communication pour les marques, ce qui ferait fuir les utilisateurs cherchant information, militantisme ou communauté.

Pour un géant qui n’a jamais réussi à percer sur le web social ou un prestataire de services dédiés à la relation client, Twitter serait une aubaine. Reste à savoir si le réseau social pourra défendre son modèle et ses principes dans des négociations qui semblent aujourd’hui inévitables. CNBC précise également que la vente « n’est pas imminente » et que d’autres compagnies pourraient faire leurs offres.

Quoi qu’il en soit, la fin d’une ère semble approcher pour l’autre géant bleu.

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