Le gendarme de la bourse aux États-Unis se penche sur l'affaire Voltswagen, qui a été un très mauvais poisson d'avril organisé par Volkswagen. Le jour de la fuite, l'action avait augmenté.

À l’occasion du 1er avril, jour connu pour ses blagues parfois plus que douteuses, la branche américaine du constructeur automobile allemand Volkswagen y était allée de sa petite supercherie. Elle avait tenté de faire croire à un changement de nom pour devenir Voltswagen, en référence à une stratégie de plus en plus axée sur la mobilité 100 % électrique.

Sauf que plusieurs médias américains ont cru à cette campagne qui paraissait très crédible, avec une communication importante (communiqué de presse, changement de nom sur les réseaux sociaux…). L’histoire a mal tourné et s’est retourné contre l’entreprise, entrainant une perte de confiance avec la presse. La situation empire même : désormais, elle se retrouve dans le viseur de la SEC, rapporte Spiegel le 29 avril.

La Securities and Exchange Commission (SEC), qui officie en tant que gendarme de la bourse aux USA, a décidé de se pencher sur cette affaire Voltswagen. Les investigations sont certes encore au stade des balbutiements, mais tout porte à croire que la SEC va s’intéresser à l’impact du canular sur les marchés boursiers. Au lendemain de la fuite du nom Voltswagen (le 30 avril), l’action était passée de 229,75 à 240,55 euros (+ 4,7 %).

Le SUV 100 % électrique Volkswagen ID.4 // Source : Volkswagen

Volkswagen bientôt puni pour sa blague Volkswagen ?

Volkswagen doit donc prouver que ce changement temporaire de nom était bel et bien un moyen de soutenir le lancement du ID.4 — son SUV compact 100 % électrique — aux États-Unis. Face au tollé et à la défiance des observateurs, la branche américaine avait justifié le passage à Voltswagen comme suit : « Nous ne voulions pas induire en erreur. C’était juste une action marketing pour parler du ID.4  » La SEC va sûrement regarder si ce n’était pas, aussi, un moyen de gonfler artificiellement la valeur de l’action.

La Securities and Exchange Commission risque de ne faire aucun cadeau à Volkswagen, déjà épinglé par ses mensonges par le passé. La multinationale paye encore un lourd tribut pour le scandale du dieselgate et il n’est pas étonnant de voir les autorités se pencher sur son cas au moindre faux pas. Certains n’ont pas hésité à critiquer Volkswagen pour cette mauvaise blague — qu’importe les intentions initiales.

On rappellera d’ailleurs que la SEC n’avait pas été particulièrement clémente avec Elon Musk, condamné à payer une amende de 20 millions de dollars après un tweet annonçant la sortie de Tesla de la bourse. Ce tweet avait fait bondir l’action du constructeur américain et provoqué des perturbations au sein de la communauté des spéculateurs (notamment la frange qui parie à la baisse).

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