Ferrari a décidé de prendre son temps pour développer une première voiture 100 % électrique. Selon des indiscrétions crédibles, le prestigieux constructeur lancera deux SUV, un en 2024 et un autre en 2026.

En matière de mobilité électrique, Ferrari n’est pas le premier nom qui vient en tête. Le constructeur italien a une posture ferme sur le sujet. Il y a un peu plus d’un an, Louis Camilleri, ex-CEO, arguait qu’il faudra attendre 2025, au mieux, pour voir une Ferrari 100 % électrique sur les routes. Finalement, ce sera peut-être pour 2024, à en croire les dernières indiscrétions de Car Magazine, partagées le 29 décembre.

Dans ses tiroirs, Ferrari aurait pour projet de lancer un tout premier SUV, baptisé Purosangue, qu’il déclinera ensuite en variantes 100 % électriques. Le premier modèle, au nom de code F244, serait disponible en 2024. Il serait suivi, en 2026, par le F245. Les performances devraient être vertigineuses. « Je déteste entendre le mot SUV dans la même phrase que Ferrari. Ce n’est pas digne de notre marque. Ce véhicule sera unique de bien des manières, et il va redéfinir les attentes », révélait Louis Camilleri à propos du SUV en 2018, toujours dans les colonnes de Car Magazine. 

Ferrari SF90 Stradale // Source : Ferrari

Un SUV 100 % électrique à quatre moteurs

Visiblement, Ferrari a travaillé son Purosangue à partir d’une plateforme flexible, capable d’accueillir différentes technologies pour le groupe propulseur. En plus des versions 100 % électriques, on évoque un V12 (thermique) et un V8 hybride. La plateforme de développement prendrait la forme d’un skateboard, comme le laissait présager un brevet apparu en janvier dernier. Elle permettrait d’associer jusqu’à quatre moteurs pour une puissance totale dépassant les 610 chevaux.

Une caractéristique pose question : la batterie s’appuierait sur une capacité de 80 kWh, ce qui paraît un peu « juste », pour un véhicule aux aspirations sportives, très gourmand en énergie. À titre de comparaison, l’Audi e-tron propose une autonomie de 436 kilomètres à partir d’une batterie de 95 kWh. Louis Camilleri pointait d’ailleurs du doigt ce souci pour justifier la patience de Ferrari : « Il y a encore des problèmes significatifs en termes d’autonomie, de vitesse et de recharge. » D’ici 2024, ces points devraient être améliorés.

Comme il arrivera très tard sur le segment des voitures 100 % électriques, Ferrari pourra difficilement décevoir avec ce SUV, qui devrait rivaliser avec les plus véloces du moment (exemple : le Lamborghini Urus). En 2024, la concurrence sera rude et certains acteurs, comme Tesla, ont déjà prouvé qu’ils savaient allier performance et mobilité électrique. Sans compter qu’une nouvelle technologie de batterie arrive…

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