Le poids lourd des VTC est en train de revoir à la baisse certaines ambitions. En ce qui concerne ses taxis volants, le groupe chercherait à s'en séparer.

Alors que le Boeing 737 Max est en train de retrouver les cieux, les taxis volants, quant à eux, pourraient bien rester cloués au sol. En tout cas, chez Uber. Selon une information du site Axios parue le 2 décembre 2020, le géant mondial des services de voiture de transport avec chauffeur (VTC) essaie de se séparer de sa division aérienne, baptisée Uber Elevate. Des négociations sont en cours avec la société américaine Joby Aviation.

Avec son service de transport aérien, Uber avait l’intention de proposer de vrais trajets à vol d’oiseau, en ligne droite du point de départ jusqu’au point d’arrivée, permettant ainsi aux passagers d’éviter les routes sinueuses au sol, ainsi que les voies de chemin de fer, avec leurs nombreux arrêts. Autre avantage de passer par les airs : l’absence de bouchons dans le ciel, évitant ainsi les retards inopinés.

Uber Elevate
La vision fantasmée d’Uber avec son projet de transport aérien.

Un avenir incertain pour ce projet

Les négociations avec Joby Aviation pourraient trouver une conclusion favorable dans les prochaines semaines, d’après Axios. Uber avait bien lancé un embryon de service aérien à New York, mais ces opérations ont connu un coup d’arrêt brutal en 2020 avec la propagation rapide de l’épidémie de coronavirus. À l’époque, Uber s’était déjà rapproché de Joby Aviation dans le cadre d’un partenariat.

Ce sont des considérations économiques qui semblent avoir convaincu le patron d’Uber, Dara Khosrowshahi, de revoir la pertinence d’un certain nombre de projets. Le groupe a souffert de la pandémie, surtout dans les pays où de fortes mesures de confinement ont été mises en place, privant de facto le géant du transport d’une clientèle, notamment touristique.

Aux dernières nouvelles, le service de taxi volant d’Uber devait vraiment démarrer en 2023. En 2018, un centre de recherche était annoncé à Paris (même si la réglementation interdit le survol de la capitale). Il reste à savoir si Joby Aviation, à supposer qu’il reprenne bien le flambeau, reprendra à son compte les ambitions et les échéances que s’était fixées Uber, ou s’il réduira la voilure.

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