Saviez-vous que Kia était le constructeur automobile coréen le plus ancien ? Connaissez-vous la signification de son nom, qui n'a rien d'un acronyme ? Pas de panique, on vous explique.

En France, quand on entend parler de Kia, on pense très fort à la publicité un brin agaçante mettant en scène l’acteur Robert DeNiro, alors chargé de mettre en avant le SUV… Niro. Quel humour. Ou encore à la promesse de la marque de garantir sept ans ses véhicules (150 000 kilomètres en équivalence). Il ne faudrait pourtant pas se moquer du plus vieux constructeur automobile coréen, né en 1944, d’abord sous le nom Kyungsung Precision Industry puis Kia Industries.

Il faut savoir que Kia a commencé par concevoir des vélos et des motocyclettes. Ce n’est qu’en 1974 que l’entreprise lance la première voiture fabriquée en Corée — la Brisa — après un partenariat avec Fiat pour l’assemblage de la Fiat 124 sous licence. Aujourd’hui, grâce au groupe Hyundai, le cinquième mondial, Kia est un acteur important du marché. Au point qu’il a déjà mis le pied à l’étrier concernant l’électrification de ses gammes. Mais, alors, d’où vient le nom Kia ?

Kia e-Soul
Kia e-Soul // Source : Kia

Attention, Kia n’est pas un acronyme

Contrairement à ce que nous pourrions croire, Kia n’est pas un acronyme, les lettres ‘k’, ‘i’ et ‘a’ n’étant pas les initiales d’un nom composé de trois mots. Plus concrètement, il convient de découper Kia en syllabes ‘Ki’ — ou 起 — et ‘a’ — ou 亚. Comme nous l’apprend le site officiel, il s’agit d’une expression qui signifie « se révéler au monde » ou, plus littéralement, « sortir de l’Asie ». Stratégiquement parlant, cela évoque la volonté d’épouser la mondialisation et vendre ses produits ailleurs que sur ses terres.

Le nom Kia fait donc clairement référence au désir d’expansion très vite voulu par la société asiatique, dont l’un des premiers gros succès fut le cyclomoteur C-100. Quand bien même il a fallu attendre 1992 pour observer l’installation aux États-Unis. L’Europe suivra avec un siège social situé à Francfort, en Allemagne — avec un semestre record en 2019. En France, la branche a réalisé 42 000 ventes en 2018 et, aujourd’hui, Kia peut se targuer de dévoiler des concepts ambitieux et réussis.

L’ascension fulgurante de Kia, bien aidée par l’arrivée de Ford dans le capital en 1986, a été stoppée net par la crise économique qui a touché les pays d’Asie à la fin des années 90. Le rachat par Hyundia a permis de sortir la tête de l’eau et, depuis, Kia n’a cessé de parfaire son rayonnement à l’international. Le constructeur a par exemple signé des partenariats de sponsoring pour de grands événements sportifs. Il s’est lié à l’Open d’Australie, l’un des quatre plus gros tournois de tennis de l’année, depuis 2003, sachant que le tennisman espagnol Rafael Nadal fait partie de ses ambassadeurs depuis 2004. Son nom est également associé à de grandes compétitions de football, dans le sillage de l’Euro 2008 ou encore de la Coupe du monde 2010. Autant de preuves que l’ouverture est réelle et que l’ambition est bel et bien de concrétiser la signification du patronyme.

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