Cruise a dévoilé Origin, un petit bus autonome et électrique qui repense la voiture de A à Z.

«  Il est autonome. Il est 100 % électrique. Il est partagé. Et c’est notre réponse à la question sur le moyen de transport que vous construiriez si vous pouviez partir de zéro », explique Cruise dans un communiqué publié sur Medium le 22 janvier. Où la startup de General Motors dédiée à la conduite autonome dévoile le Cruise Origin — un mini bus imaginé pour améliorer les trajets du quotidien. 

Cruise mise d’abord sur l’habitabilité avec son Origin : débarrassé du volant, des pédales, du conducteur humain et des éléments techniques thermiques, le véhicule promet de la place aux usagers dans un format à peine plus grand qu’une voiture. Le tout avec des dispositifs de sécurité pensés pour un environnement urbain. Par exemple, les larges portes à ouverture latérale seront moins dangereuses pour les deux-roues.

Cruise Origin // Source : Cruise (General Motors)

« Imaginer à nouveau le transport, comme si la voiture n’avait jamais existé »

Cruise partage des ambitions très élevées. Le discours tenu par Dan Ammann, le CEO, promet de grandes choses. Jugez plutôt : « Au sein de Cruise, grâce à nos partenariats avec General Motors et Honda, nous avons des racines dans l’industrie automobile. Mais nous ne voulions pas simplement améliorer la voiture. Nous voulions imaginer à nouveau le transport, comme si la voiture n’avait jamais existé. » Pour parvenir à leurs fins, les ingénieurs ont donc retiré tout le superflu qui dessert leur vision : le moteur (thermique), le conducteur et les équipements qui servent au conducteur (siège, rétroviseurs, volant, pédales…). 

Cruise ne dit pas grand-chose sur les spécificités techniques du Origin, sinon qu’il est basé sur la dernière plateforme électrique de General Motors et qu’il est modulaire comme évolutif. Il serait surtout équipé d’une batterie de capteurs installés pour suivre plusieurs personnes et objets de l’environnement à la fois — « même s’ils sont loin, dans la pénombre ou cachés par la pluie ou le brouillard. » 

Sur la conduite autonome, on peut faire confiance à Cruise, qui ne cesse d’accumuler des données en faisant rouler des voitures à San Francisco (par l’intermédiaire d’un service accessible à ses employés). « Aujourd’hui, nos voitures autonomes sont capables de rouler très bien dans un environnement urbain — connu pour être chaotique et imprévisible. Tellement bien, en fait, qu’elles pourraient traverser le pays entier sans accident, même si les autoroutes étaient les rues les plus compliquées de San Francisco », justifie Cruise. Pour le moment, les tarifs d’un trajet à bord sont inconnus, tout comme la date d’un déploiement dans les rues américaines.

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