Nikola est semble-t-il parvenu à mettre au point une technologie de batterie permettant à son camion électrique d'atteindre 1 300 kilomètres d'autonomie en une seule charge.

Sur le segment des poids lourds électriques, il y a Tesla et il y a Nikola. Dans un communiqué publié le 19 novembre, le deuxième prétend avoir mis au point un prototype de batterie révolutionnaire, qui offrirait une densité énergétique quatre fois supérieure à celle que l’on trouve aujourd’hui dans les véhicules électriques. Cela permettrait à son camion d’atteindre 1 300 kilomètres d’autonomie en une seule charge, contre 800 pour le Tesla Semi.

« C’est la plus grande avancée que le monde des batteries n’a jamais connue. On ne parle pas de petites améliorations, on parle de doubler la capacité de votre smartphone. On parle de doubler l’autonomie de votre voiture électrique ou fonctionnant à l’hydrogène », clame Trevor Milton, CEO de Nikola. Il faudra néanmoins attendre la conférence Nikola World, prévue à l’autonome 2020, pour voir cette batterie révolutionnaire en action. 

Nikola Tre // Source : Nikola

Nikola promet monts et merveilles avec sa nouvelle batterie

Nikola se garde bien de donner des détails précis sur ses avancées et n’évoque pas une technologie fonctionnant avec des électrolytes solides. Il indique néanmoins avoir retiré certains éléments liés aux électrodes responsables des réactions chimiques, ce qui permettrait d’accroître la capacité de stockage de chaque cellule. En prime, les risques d’incendie seraient fortement réduits et les matériaux beaucoup plus respectueux avec l’environnement — notamment en ce qui concerne l’étape de recyclage. La batterie serait par ailleurs susceptible de supporter plus de cycles de charge (2 000, contre 1 000 à 1 500).

En chiffres, cette batterie révolutionnaire donne :

  • 1 300 kilomètres d’autonomie en une seule charge ;
  • 1 600 kilomètres d’autonomie pour les batteries fonctionnant à l’hydrogène ;
  • Des camions pesant plus de 2 tonnes de moins à taille de batterie équivalente ;
  • Une baisse des coûts de 50 % par kWh par rapport à une batterie au lithium classique.

Si réellement opérante, cette technologie pourrait être employée dans des voitures — avec une autonomie qui passerait de 480 à plus de 950 kilomètres sans ajouter de poids ou accroître la taille de la batterie. On demande quand même à voir.

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