Nikola, concurrent sérieux de Tesla sur le marché du poids lourd, annonce un troisième camion. Il sera notamment destiné à l'Europe.

Nikola, concurrent de Tesla, ne se contentera pas du marché nord-américain, où un géant comme Anheuser-Busch lui a accordé sa confiance. Dans un communiqué de presse publié le 5 novembre 2018, la startup a levé le voile sur le Nikola Tre, un troisième camion électrique fonctionnant à l’hydrogène et principalement destiné au marché européen.

« Le camion sera une bombe et répond à une grosse attente du marché européen », souligne Trevor Milton, fondateur et CEO de Nikola. Il faudra néanmoins s’armer de patience pour le voir en action : si un prototype sera montré en avril 2019 à l’occasion du Nikola World et que les premiers tests sont déjà calés pour 2020 sur les routes norvégiennes, la production ne débutera pas avant 2022-2023. Ce qui n’empêche pas l’ouverture des réservations — sans acompte. 

Nikola Tre // Source : Nikola

Un look moins futuriste

Étonnamment, le Nikola Tre n’a pas un design aussi futuriste que les autres véhicules du constructeur, aux lignes beaucoup plus effilées. La firme justifie cette différence par la nécessité de se plier aux règles européennes. Mais ce serait oublier, aussi, qu’il y a un contentieux judiciaire avec Tesla.

Du côté des caractéristiques et des performances, le Nikola Tre promet monts et merveilles : entre 500 et 1 000 chevaux de puissance, plusieurs configurations de taille et une autonomie comprise entre 500 et 1 200 kilomètres. Apparemment, le poids lourd disposera aussi de tous les capteurs nécessaires à la conduite autonome de niveau 5 (tout-terrain).

Pour s’assurer de la réussite commerciale du Tre, Nikola devra développer en parallèle ses infrastructures de recharge pour les piles à hydrogène. En Amérique du Nord, il prévoit 700 stations à l’horizon 2028. En Europe, il entend couvrir tout ou partie du territoire en 2030. « Nous avons beaucoup de travail devant nous, mais, avec les bons partenaires, nous pouvons réussir », confie, optimiste, Kim Brady (CFO). 

Notons que Nikola tient à rassurer sur sa production d’hydrogène, qu’il décrit comme propre dans un tweet partagé le 5 novembre : « Nous n’utilisons que des méthodes zéro émission pour la production d’hydrogène. Cela veut dire avec de l’énergie solaire, du vent ou de l’hydraulique. Nous n’utilisons pas de méthane pour créer notre hydrogène. » 

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