[Reportage] Harley-Davidson a exposé sa moto électrique au salon de Milan dédié aux deux-roues. Numerama a pu l'observer de près, et le résultat est globalement convaincant.

Jaune, orange, noire : la LiveWire était exposée dans trois coloris à l’EICMA 2019, le salon de Milan dédié aux deux-roues, ce 5 novembre 2019. Numerama est présent pour la première année sur le salon pour suivre de plus près, sur Vroom, les annonces liées à la mobilité électrique et aux véhicules de demain. Pour la première fois, nous avons donc pu voir la moto électrique de Harley-Davidson et l’immortaliser sous toutes ses coutures.

La LiveWire de Harley-Davidson à l’EICMA 2019 // Source : Marie Turcan pour Numerama

Depuis sa commercialisation, le constructeur américain a dû surmonter quelques épreuves : à la mi-octobre, il a été contraint d’en suspendre la production pendant quelques jours à cause de problèmes au niveau de la recharge. Mais tout est rapidement rentré dans l’ordre, et la moto a de nouveau pu être remise en vente.

La LiveWire de Harley-Davidson à l’EICMA 2019 // Source : Marie Turcan pour Numerama

Un guidon chargé mais un seul frein à droite

Nous n’avons pas pu essayer le deux-roues (dommage, vu qu’il est censé pouvoir passer de 0 à 100 km en 3 secondes), mais avons pu l’enfourcher, et les premières impressions sont très positives. L’assise est très ferme mais confortable, bien qu’elle demande à être penchés en avant vers le guidon — ce qui s’éloigne de l’esthétique que l’on associerait instinctivement aux cruisers typiques de Harley.

La version noire arbore une coque de protection de la batterie brillante, alors que les deux autres coloris sont dans une matière hybride, une sorte de mat, mais scintillant, qui rend très bien sur le orange — un peu moins sur le jaune.

Le plus surprenant sur la LiveWire, c’est son frein unique à droite : lorsqu’on pose les mains sur le guidon, il faut quelques minutes pour s’habituer au fait qu’il n’y a rien à saisir du côté gauche. La LiveWire est équipée du système électrique de freinage RDRS de Harley-Davidson, qui permet d’améliorer et mieux jauger le freinage.

La LiveWire de Harley-Davidson à l’EICMA 2019 // Source : Marie Turcan pour Numerama
La LiveWire de Harley-Davidson à l’EICMA 2019 // Source : Marie Turcan pour Numerama

Il y a en revanche de nombreux boutons de commande des deux côtés, au-delà des classiques clignotants et changements de feux, comme par exemple a possibilité de passer une musique (à gauche) ou d’enclencher un mode cruise.

La moto se recharge sur le haut via une prise CCS Combo volumineuse qu’on révèle en soulevant un petit socle effet métal. Il n’y a pas de batterie amovible sur la LiveWire, il faut la brancher soit directement sur une prise terre, soit sur un chargeur rapide.

La LiveWire de Harley-Davidson à l’EICMA 2019 // Source : Marie Turcan pour Numerama

Si les finitions sont propres, il n’empêche que l’esthétique « plastique » de certaines parties de la carrosserie laisse songeurs, surtout pour une moto vendue plus de 30 000 euros. L’avant, finalement très carré, donne également au deux-roues un look plus agressif, et un peu plus pataud que ce que l’on imaginait. Il n’y a plus qu’à la tester pour voir si ses capacités permettent de passer outre ces quelques doutes.

La LiveWire de Harley-Davidson à l’EICMA 2019 // Source : Marie Turcan pour Numerama

Numerama est à l’EICMA du 5 au 6 novembre 2019. Pour nous y rendre, nous avons accepté l’invitation de Niu, le constructeur chinois, qui est présent sur le salon pour présenter ses nouveautés. La rédaction suit l’actualité de Niu depuis longtemps et est entièrement libre de couvrir ce qu’elle souhaite sur le salon, de manière indépendante. 

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