Vous avez passé une mauvaise nuit à cause de la chaleur ? Moi, c’était à cause d’un cauchemar : j’ai cru que la toute première voiture électrique du sacro-saint constructeur au cheval cabré, Ferrari, ressemblait à une Magic Mouse d’Apple. Ah, ce n’était pas un cauchemar ?
Impossible d’être passé à côté tellement la présentation de la nouvelle Ferrari Luce le 25 mai 2026 a secoué la planète automobile. Déjà fâché avec l’électrique, le puriste automobile n’est pas près d’être séduit par la motorisation si l’une des marques les plus réputées au monde pond ce genre d’auto.
Pour enfoncer le clou, on pourrait même trouver une voiture chinoise plus attrayante ! Regardons plutôt du côté de chez Xiaomi, qui a ouvert les commandes de son YU7 GT. On compare les deux ?
Design : désolé Ferrari, mais la Luce ne fait pas le poids face au Xiaomi YU7 GT
Déjà quand Ferrari avait sorti son premier SUV, le Purosangue, certains avaient crié au crime. Pourtant, c’est sans doute l’un des plus réussis de toute la production. D’ailleurs, il a probablement inspiré une voiture chinoise : le Xiaomi YU7. Le comble dans tout ça ? Eh bien la marque italienne arrive à faire moins bien que sa « copie » chinoise pour sa première voiture électrique !


Étant donné l’absence de V8 ou V12 sous le capot, l’ADN Ferrari allait obligatoirement en prendre un coup. Alors, plutôt que de singer une création thermique, la marque a décidé de faire un all-in et opérer une rupture TOTALE en faisant appel au collectif LoveFrom dirigé par l’ancien d’Apple, Sir Jony Ive. Ça plaît aux aficionados de la tech, encore que. Sur les réseaux sociaux, difficile de trouver un commentaire positif, même de leur part. C’est dire…


Le Xiaomi YU7 GT, quant à lui, est un savant mélange d’élégance et de sportivité. Je trouve toujours à titre personnel les phares moins réussis, mais cela reste mieux que ceux de l’italienne.
Intérieur : Ferrari et Xiaomi au coude à coude
Autant l’extérieur de la Ferrari Luce demandera (beaucoup) de temps pour s’y faire, l’intérieur n’est pas trop mal, voire bien. L’ensemble a été dessiné sur un doux parfum de néorétro, alors que le volant est vraiment très joli avec ces branches fines et ces petits boîtiers de commandes.


Sir Jony Ive a mis un point d’honneur sur l’ergonomie et la simplicité d’utilisation. On retrouve notamment des commandes physiques dont le toucher ainsi que le ressenti à la manipulation ont été soigneusement pensés. La fibre Apple s’illustre parfaitement ici.

Du côté du Xiaomi YU7 GT, l’ambiance se rapproche bien plus de ce qu’a lancé Tesla avec un grand écran tactile régissant l’intégralité des commandes, complété ici par un affichage panoramique en bas du pare-brise. L’habitacle est également beaucoup plus racé, en témoignent les touches de fibre de carbone et d’Alcantara. Dans les deux cas, les matériaux apparaissent soignés.
Technique : la Ferrari Luce déjà larguée ?
Venons au sujet principal, et finalement peut-être le plus épineux : la technique. Et si la Ferrari Luce était déjà larguée par rapport au Xiaomi YU7 GT ? Ça fait mal de le dire, mais on pouvait s’attendre à beaucoup mieux du constructeur italien.
Rien à dire sur la puissance. 1 050 ch, c’est la moyenne (dingue de dire ça) de ce genre de voiture électrique. Il en résulte un 0 à 100 km/h expédié en 2,5 s. Certes plus rapide que les 2,92 s du YU7 GT, mais pas mieux que la dernière Mercedes-AMG GT électrique, ni la Tesla Model S Plaid, qui le réalisent toutes deux en 2,1 s.

L’autonomie annoncée n’est pas vraiment mirobolante non plus pour une voiture embarquant une énorme batterie de 122 kWh : 530 km WLTP contre 705 km CLTC pour le YU7, ce qui correspondrait à 580 km WLTP… avec une batterie plus petite (102 kWh). Ses concurrentes font mieux aussi.

Sur le terrain de la recharge, malgré une architecture 800 V, la Luce demande 20 minutes pour faire le 20 (pas 10) à 80 % de batterie. Les autres ? Deux fois moins de temps !
Mais n’est pas Ferrari qui veut…
Le juge de paix sera bien évidemment la conduite. Ferrari promet beaucoup d’émotions, même en électrique. Si Xiaomi n’a certainement pas (et n’aura probablement jamais) le prestige et l’image du constructeur italien, il a tout de même fixé la barre très haut puisque son YU7 GT est tout simplement le SUV le plus rapide sur le réputé circuit du Nürburgring.

Et en Chine, où tout se joue avec les voitures électriques, il va falloir convaincre la clientèle de débourser un demi-million d’euros pour la Luce, au lieu de passer commande pour le YU7 GT à 50 000 €. Oui, il est bien 10 fois moins cher…

La Ferrari Luce face à ses concurrents
| Caractéristique | Ferrari Luce | Xiaomi YU7 GT | Mercedes-AMG GT 63 4 portes | Tesla Model S Plaid |
| Architecture moteur | 4 moteurs électriques (1 par roue) | 2 moteurs électriques | 3 moteurs à flux axial | 3 moteurs électriques |
| Puissance maximale | 1 050 ch (772 kW) | 1 003 ch (738 kW) | 1 169 ch (860 kW) | 1 020 ch (760 kW) |
| Couple maximal | 990 Nm (7 750 Nm aux roues) | 1 068 Nm | 2 000 Nm | ~1 420 Nm |
| Transmission | Intégrale | Intégrale | Intégrale | Intégrale |
| 0 à 100 km/h | 2,5 s | 2,92 s | 2,1 s | 2,1 s |
| 0 à 200 km/h | 6,8 s | N.C. | 6,4 s | N.C. |
| Vitesse maximale | 310 km/h | 300 km/h | 300 km/h | 322 km/h |
| Capacité batterie | 122 kWh (NMC) | 101,7 kWh (NMC) | 106 kWh (NCMA) | 100 kWh (NCA) |
| Tension nominale | 880 V | 897 V | 800 V | 400 V |
| Autonomie (WLTP / CLTC) | 530 km (WLTP) | 705 km (CLTC)/580 km (WLTP est.) | 596 – 696 km (WLTP) | 611 km (WLTP) |
| Charge DC max | 350 kW | N.C. | 600 kW | 250 kW |
| 10 à 80 % (DC) | +20 min | 12 min | 11 min | ~25 min |
| Longueur | 5 026 mm | 5 015 mm | 5 094 mm | 4 970 mm |
| Largeur | 1 999 mm | 2 007 mm | 1 959 mm | 1 964 mm |
| Hauteur | 1 544 mm | 1 597 mm | 1 411 mm | 1 431 mm |
| Empattement | 2 961 mm | 3 000 mm | 3 040 mm | 2 960 mm |
| Poids à vide | 2 260 kg | ~2 300 kg | 2 460 kg | 2 197 kg |
| Volume de coffre | 597 L | 660 L (+ 141 L frunk) | 415 L (+ 41 L frunk) | 709 L (frunk inclus) |
| Consommation WLTP | N.C. | N.C. | 17,9 – 21,0 kWh/100 km | 18 kWh/100 km |
| Coefficient Cx | 0,254 | N.C. | 0,22 | 0,23 |
| Prix de départ | 550 000 € | 389 900 CNY (~50 000 €) | N.C. | 119 000 € |
+ rapide, + pratique, + exclusif
Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.
Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.
Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci
Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.
Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :
- 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
- 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
- 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.
Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !
Pour ne rien manquer de l’actualité, suivez Numerama sur Google !












