Parmi les nouveautés les plus discrètes de la nouvelle Nintendo Switch OLED, il y a l’apparition d’un port Ethernet sur le dock, qui a été retravaillé. C'est un ajout bienvenu pour les joueurs et joueuses en ligne, mais pas non plus un bouleversement.

Après des mois d’attente, la nouvelle Nintendo Switch est arrivée. Le 6 juillet 2021, Nintendo a annoncé sa nouvelle console avec un écran OLED de 7 pouces, de meilleurs haut-parleurs et une béquille repensée pour faciliter le jeu nomade. Si le constructeur japonais a clairement imaginé cette nouvelle Switch pour faciliter le jeu en mode portable, une nouveauté ravira tout de même celles et ceux qui jouent sur leurs télés : l’apparition d’un port Ethernet sur le dock de la console.

Jusqu’ici, le seul moyen de connecter la Switch à Internet était par l’intermédiaire d’un réseau Wi-Fi. Les plus technophiles pouvaient acheter l’adaptateur USB officiel de Nintendo pour brancher leur console à l’Internet filaire, mais à 30 € le petit accessoire, c’était cher payé pour le confort apporté. Surtout, le modèle hybride de la Switch en fait une console bien plus taillée pour le Wi-Fi que pour l’Internet filaire.

Le dock de la Switch intègre désormais un port Ethernet natif // Source : Nintendo

La connexion de compétition

Pourquoi Nintendo se vante-t-il alors d’avoir intégré un port Ethernet au dock de son nouveau modèle ? D’abord parce que la connexion Ethernet est souvent plus stable et plus rapide que la connexion Wi-Fi. Cela permettra donc à la Switch OLED de télécharger des jeux et des mises à jour plus rapidement, quand elle est connectée à son dock.

Mais ces quelques mégabits par seconde de plus, par rapport à une connexion Wi-Fi, ne justifient pas à eux seuls l’apparition de cette station d’accueil repensé. Comme Nintendo l’explique bien sur son site, le port Ethernet permet surtout « une connexion plus stable lors du jeu en ligne en mode téléviseur. » Une justification assez surprenante, mais plutôt bienvenue de la part de Nintendo.

Le jeu en ligne, et plus particulièrement le jeu de combat en ligne, nécessite une connexion stable et une latence la plus basse possible, pour être apprécié correctement. Comme l’explique le site spécialisé Le Grand Pop, les jeux de combats en ligne utilisent ce qu’on appelle un « netcode » basé sur un délai. Pour faire simple, c’est un micro temps de latence qui permet aux deux consoles de se synchroniser pour jouer de façon fluide. Idéalement, ce délai doit être le plus court possible, pour ne pas avoir une expérience hachée et ralentie qui ruinerait la compétition. La connexion câblée est donc préférable au Wi-Fi dans ces circonstances.

Super Smash Bros, jeu de combat par excellence

Et si la compétition en ligne sur Switch vous semble être une drôle d’idée, n’oubliez pas que Super Smash Bros. Ultimate est l’un des jeux de combats les plus vendus au monde. Jusque-là, le jeu était pourtant peu présent dans le milieu de la compétition en ligne pour des questions d’optimisations du netcode d’une part, mais aussi, car il n’y a quasiment aucune Switch connectée à Internet en filaire. Et pour un jeu qui demande parfois des temps de réaction de l’ordre du quart de seconde, c’est un vrai problème.

La communauté de joueurs et de joueuses a longtemps reproché à Nintendo son adaptateur vendu trop cher et son peu d’effort pour éduquer son public aux bienfaits de l’Ethernet pour les jeux de combats. Plus de quatre ans après la sortie de la première Nintendo Switch, et deux ans et demi après la sortie de Super Smash Bros, Nintendo semble enfin avoir évolué sur la question.

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