En 2021, LG réussit à améliorer un point qui pouvait faire défaut à la technologie OLED : la luminosité. En résulte un téléviseur toujours plus réussi et une référence instantanée.

Chaque année, LG lance une nouvelle gamme de téléviseurs OLED. Et, chaque année, on cherche nos mots pour vanter les qualités qui répondent à un cahier des charges toujours plus complet. Pour 2021, le cœur du catalogue se nomme la C1, qui succède à la CX (oui la nomenclature est étrange, dans cette volonté de correspondre au dernier chiffre de l’année en cours). LG promet une luminosité en hausse, et des fonctionnalités toujours plus tournées vers les joueuses et les joueurs.

On croyait que la technologie OLED allait quelque peu trembler face aux modèles Neo QLED de Samsung — des spécimens LCD dopés par un rétroéclairage mini LED. Il faudra encore attendre au moins un an de plus, ce qui veut dire que la C1 part vainqueur sur le ring qui désignera le téléviseur référence de 2021. Après quelques jours passés en sa compagnie, on peut affirmer qu’il sera difficile de lui chiper ce statut.

Design du LG OLED C1 // Source : LG

La même, depuis des années

Si LG s’attache à améliorer, chaque année, l’image de ses téléviseurs, côté design le constructeur coréen applique la même formule depuis maintenant plusieurs générations. Elle associe un téléviseur dont l’épaisseur est contenue (sauf sur la partie inférieure, qui réunit l’électronique) et aux bords fins, à un pied en aluminium qui occupe toute la largeur. Ce design, sobre et élégant, oblige à avoir un meuble aussi large que la télévision, à moins d’opter pour l’accroche murale (auquel cas on se passe de ce pied). Comme on est sur un produit assez haut de gamme, les qualités de finition sont au rendez-vous : rien ne dépasse. Petite particularité : vous pouvez choisir la couleur du dos (blanc ou gris très foncé).

La LG C1 est bien évidemment livrée avec une télécommande. Il s’agit toujours de la Magic Remote, qui réunit des touches classiques et des commandes avec reconnaissance de mouvements (on pointe vers l’écran, comme la manette de la Nintendo Wii). Plus rectangulaire qu’avant, elle n’a strictement rien perdu en ergonomie et demeure un plaisir à piloter. On pourra simplement déplorer l’absence de rétroéclairage, un argument qui paraît essentiel pour un produit premium mais qui est hélas trop souvent oublié par les fabricants du marché de la télévision.

Télécommande du LG OLED C1 // Source : LG

Un gain en luminosité appréciable

Au moment d’évoquer le rendu de la C1, on pourrait vous renvoyer vers nos précédents tests de téléviseurs OLED conçus par LG. D’une génération à l’autre, les évolutions restent trop peu marquées pour que notre jugement change. Il faut aussi reconnaître que la technologie OLED, dont les pixels émettent leur propre lumière, a vite atteint un standard de qualité très, très élevé. Par conséquent, la marge de progression est beaucoup plus ténue qu’avec les concurrents LCD, dont le rétroéclairage continue d’évoluer. Cette année, LG parvient quand même à travailler sur un élément clé de l’image : sa luminosité.

La luminosité maximale des téléviseurs OLED est loin d’être leur point fort. Quand elle peut dépasser les 1 500 nits sur les meilleurs LCD, elle peine à titiller les 1 000 nits sur les dalles exclusivement fournies par LG. C’est préjudiciable pour deux points : l’utilisation du téléviseur dans des conditions très éclairées (lire : la journée) et les pics lumineux des rendus HDR (même si les noirs d’une profondeur parfaite compensent). Avec la C1, LG est encore loin de cette luminosité à quatre chiffres, mais elle s’en rapproche toujours plus. Selon la sonde de nos confrères de Frandroid, elle est passée de 670 à 725 nits par rapport au modèle CX de 2020 — ce qui représente un joli bond en avant à cette échelle.

Un spectacle inouï

Que gagne-t-on avec ces quelques nits supplémentaires ? Une meilleure dynamique d’image, dans le sillage de blancs plus éclatants. On garde encore en mémoire les maillots des joueurs suisses pendant le huitième de finale de l’Euro 2020 face à la France. Au-delà de leur prestation sportive, on ne voyait qu’eux sur le terrain. Une luminosité accrue signifie un bénéfice pour les contenus HDR, qui brilleront encore plus, et pour les jeux vidéo, qui adorent éblouir l’audience avec leurs multiples effets visuels. Après, il faut bien reconnaître un point : si vous êtes déjà propriétaire d’un téléviseur LG OLED, ces petites évolutions ne seront pas suffisantes pour justifier un renouvellement.

En prime, LG continue de s’améliorer sur les réglages de base, au point de se rapprocher de ce que proposent Sony et Panasonic. Les paramètres du mode d’image standard conviendront à 90 % des utilisatrices et utilisateurs, sans besoin de passer par la case retouche. C’est toujours un gros plus quand on investit plus de 1 000 euros dans un téléviseur dernier cri. Dès le déballage, la C1 délivre un spectacle inouï, avec du piqué, des couleurs chatoyantes et des contrastes sans équivalent. Le tout est parfaitement piloté par un traitement d’image qui disparaît derrière un rendu naturel et d’excellente tenue.

Les différentes tailles du LG OLED C1 // Source : LG

MyCanal, enfin

La LG C1 est animée par un système d’exploitation propriétaire, baptisé webOS. Longtemps à la traîne à cause d’applications manquantes face à une concurrence mieux armée (Samsung) ou mieux épaulée (Google TV chez Sony), le fabricant coréen rattrape peu à peu son retard. Pour preuve, la plateforme MyCanal, indispensable à nos yeux pour qu’un écosystème TV soit complet, est enfin disponible. Elle vient s’ajouter aux autres applications de streaming très plébiscitées (Netflix, Amazon Prime, Disney+…). En termes d’ergonomie, l’interface se révèle très claire et fluide, même si tvOS (Apple TV) et Google TV (Chromecast) demeurent des références.

LG a été l’un des premiers acteurs du marché à miser sur le port HDMI 2.1. On en trouvait déjà quatre sur les références de 2019. Deux ans plus tard, la connectique n’a pas changé et cela signifie que la C1 est un compagnon idéal pour les consoles de dernière génération — la Xbox Series S, la Xbox Series X et la PS5. Le HDMI 2.1 garantit toutes les fonctionnalités espérées par les joueurs : du jeu en 4K à 120 fps, l’auto latency mode (passage automatique au mode à faible latence) et le VRR (qui évite les déchirure d’écran) — avec compatibilité G-Sync (Nvidia) et FreeSync (AMD).

Mode Jeu du LG OLED C1 // Source : LG

Autre argument qui plaide en faveur de la C1, elle intègre la technologie Game Optimizer. Comme son nom l’indique, elle permet d’optimiser toujours plus l’image pour qu’elle sied à merveille à la pratique du gaming — avec un sous-menu spécifique. Vous n’êtes toujours pas convaincu ? L’input lag, qui correspond au retard que met une action à s’afficher à l’écran après avoir appuyé sur une touche, se situe aux alentours des 10 ms selon les mesures très précises de Rtings. Soit une latence record. On rappellera enfin que la C1 est disponible en format 48 pouces, idéal pour en faire un (très) grand moniteur PC.

En bref

LG C1

Note indicative : 5/5

Que dire de la C1 de LG ? Qu’il s’agit ni plus ni moins d’une référence sur le marché des téléviseurs haut de gamme. Il pouvait difficilement en être autrement, puisque le constructeur coréen maîtrise sa technologie OLED de A à Z et que cela fait plusieurs années, maintenant, qu’il érige ses modèles tout en haut du panier.

Pour ce modèle commercialisé en 2021, LG parvient encore à repousser la technologie dans ses retranchements en faisant progresser l’un des rares défauts liés à l’OLED : la luminosité. Les quelques nits supplémentaires gagnés permettent à l’image d’être toujours plus éclatante. Par ailleurs, la C1 se pare de caractéristiques ultras complètes pour plaire aux joueuses et aux joueurs.

Top

  • Luminosité en hausse
  • Quatre ports HDMI 2.1
  • MyCanal, enfin

Bof

  • L'OLED évolue doucement
  • Télécommande non rétroéclairée
  • webOS un tantinet moins bien que la concurrence

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