La mairie de Paris a annoncé que seules les entreprises Lime, Tier et Dott pourraient garder leurs trottinettes électriques en libre-service dans les rues de la capitale. Bird n'a pas été gardée.

C’est un coup dur pour Bird. L’entreprise américaine, qui était l’une des leader sur le marché des trottinettes électriques en libre-service, vient d’être snobée par la mairie de Paris. Après plusieurs mois de discussions et un appel d’offres auquel avaient répondu plus d’une dizaine d’acteurs, la mairie a annoncé dans un communiqué le 23 juillet 2020 que seules trois firmes auront le droit d’opérer dans la capitale, comme l’a rapporté BFM.

Il s’agit de Lime, Tier et Dott.

15 000 trottinettes autorisées

«  Les trois opérateurs sélectionnés signeront une convention d’occupation de l’espace public, les autorisant à déployer chacun 5000 engins maximum dans la capitale », explique le communiqué de la mairie. « Ils ont été retenus selon trois critères de sélection : la responsabilité environnementale, la sécurité des usagers, et enfin la gestion de la maintenance et de la recharge des engins. »

Actuellement, Lime aurait déjà 4 900 trottinettes disséminées dans les rues de Paris, Dott en aurait 2 300 et Tier seulement 500.

Des trottinettes Lime dans la rue à Paris // Source : Marie Turcan pour Numerama

Si certains concurrents comme Circ semblaient hors course, Bird avait pourtant l’espoir de se positionner sur le créneau. Il s’agissait de l’une des entreprises dont la flotte était la plus importante, et qui s’était implantée à Paris parmi les premières, en août 2018. Avec Lime, la firme était considérée comme leader, avec plus de mille trottinettes électriques mises en service au même moment dans la ville. L’entreprise avait même changé toute sa flotte de trottinettes en mars 2019, abandonnant ses trottinettes Xiaomi qui étaient facilement piratables.

À l’été 2018, des compagnies avaient profité d’une législation floue pour déposer de nombreux engins sur les routes et trottoirs parisiens, générant de plus en plus de critiques, des piétons agacés de ne plus pouvoir se mouvoir correctement, mais aussi au vu de l’utilisation parfois dangereuse des engins sur les trottoirs, capables d’aller jusqu’à 25 km/h.

Vu que seules trois entreprises de trottinettes électriques en libre-service sont désormais autorisées dans Paris, cela signifie que toutes les autres doivent disparaître. Depuis l’été dernier toutefois, on observait déjà qu’il n’en restait plus beaucoup d’autres sur les trottoirs de la capitale : plusieurs semblaient avoir lâché l’affaire.

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