Malgré de nombreuses années de conception et l'ambition de révolutionner les tâches ménagères, la startup japonaise Seven Dreamers, à l'origine du robot plieur de vêtement Laundroid, vient de mettre la clé sous la porte.

Les allergiques aux tâches ménagères s’en frottaient déjà les mains, ravis de pouvoir les utiliser à autre chose. Malheureusement, le Laundroid ne fera finalement pas le trajet jusqu’à leur appartement.

Croisement esthétique entre un réfrigérateur et une grosse armoire, ce robot promettait de reconnaître les habits disposés dans un tiroir grâce à une technique de reconnaissance visuelle, avant de les plier puis de les ranger selon leur genre (t-shirt, jupe, short, pantalon…).

Près de 18 millions d’euros de dettes

Malgré le soutien financier d’importante marque japonaise comme Panasonic, la start-up Seven dreamers à l’origine du projet, a annoncé sur son site — en japonais — le 23 avril 2019 avoir déposé une procédure de faillite auprès du tribunal de commerce de Tokyo. Selon, Teikoku Databank, une agence privée spécialisée dans la gestion de données financières, la dette de l’entreprise s’élèverait à environ 2,25 milliards de yens — soit près de 18 millions d’euros — envers environ 200 créanciers.

Pour justifier cette débandade, Shin Sakane,  président de la startup japonaise, a évoqué les reports successifs de la sortie du Laundroid en raison de soucis technique à résoudre –– un journaliste de The Verge avait par exemple bloqué la machine avec un simple t-shirt noir — qui ont coûté cher à l’entreprise. Le PDG avait  également expliqué en 2018 qu’il cherchait à faire descendre le prix de sa machine à  2 000 dollars, sans y parvenir.

Les regards sont désormais tourné vers le Californien Foldimate, qui présentait il y a trois ans peu ou prou le même concept. Ayant connu les mêmes soucis que son feu concurrent japonais, il a depuis été largement améliorée, parvenant même à plier un t-shirt en 5 secondes. Reste désormais à déterminer de l’utilité de ce genre de robot, sachant que Marie Kondo nous a déjà appris à bien plier nos t-shirts.

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