Le PDG de Tesla a demandé à ce que la plainte en diffamation d'un sauveteur qu'il avait traité de « pédophile » soit rejetée car il avait prononcé son attaque sur Twitter, où régnerait « des opinions, pas des faits ».

Elon Musk a demandé à ce que la plainte en diffamation déposée par un sauveteur britannique soit rejetée, a rapporté le Guardian ce 27 décembre 2018. Le patron de Tesla avait assuré à plusieurs reprises que cet homme était un « pédophile » sans apporter aucune preuve. Aujourd’hui, Musk soutient qu’il s’agissait uniquement d’une « opinion » lancée au cours d’une « altercation de cour de récré ».

Vernon Unsworth est un plongeur qui a participé à l’organisation du sauvetage d’enfants coincés dans des grottes thaïlandaises en juillet 2018. Il avait alors critiqué un projet de sous-marin miniature porté par Elon Musk pour apporter son aide — qui n’a finalement pas été utilisé — qui avait très mal pris ces remarques.

Elon Musk dans un podcast filmé, diffusé le 7 septembre 2018 // Source : YouTube/PowerfulJRE

Des « attaques imaginaires »

Le milliardaire avait ensuite insulté l’homme à plusieurs reprises, sur Twitter mais aussi par mail à des journalistes de BuzzFeed — qu’il avait aussi insultés au passage.

Selon la lettre remise par les avocats au tribunal de Los Angeles, Twitter serait un endroit où les internautes échangent «  des opinions et non des faits », et cela justifierait le caractère anecdotique de ces accusations. « Il ne s’agissait que d’attaques imaginaires, bien qu’offensantes, des insultes spéculatives qui sont par nature des opinions, et donc protégées par le premier amendement de la Constitution américaine », continuent les avocats.

Après les insultes, Musk s’était étonné publiquement que Vernon Unsworth ne porte pas plainte contre lui, jugeant qu’il s’agissait selon lui d’un comportement suspicieux. Depuis que le sauveteur britannique a déposé un recours pour diffamation en septembre, il a à présent changé de stratégie de défense. Son audition est prévue pour le 1er avril 2019.

Partager sur les réseaux sociaux