La mission Soyouz MS-10 n'aurait pas réussi à cause d'un défaut d'un capteur à l'assemblage, selon les conclusions de la commission d'enquête russe ce 1er novembre.

On pensait qu’il n’y avait pas d’images de l’échec de la mission Soyouz MS-10, qui n’a pas pu rejoindre la Station spatiale internationale le 11 octobre 2018 dernier. Mais l’agence spatiale russe Roscosmos vient de publier une vidéo du lanceur qui décolle — avec deux astronautes à bord, qui s’en sont tirés indemnes — puis qui est contraint précipitamment de retourner sur terre en urgence.

Un des 4 boosters n’a pas pu se séparer correctement

Ces images ont servi à la commission russe chargée d’enquêter sur cet échec de déterminer ce qui n’aurait pas fonctionné dans ce lancement. Elle a expliqué lors d’une conférence de presse que cet accident serait dû à une « déformation » de la tige d’un capteur au cours de son « assemblage au cosmodrome de Baïkonour » (Kazakhstan).

Comme l’a expliqué l’AFP ce 1er novembre, ce capteur était censé permettre aux boosters d’être correctement largués après le décollage. Or à cause de la défaillance de ce capteur, la purge du réservoir d’oxygène n’a pas pu se faire correctement et un des quatre booster n’a pas pu bien se séparer.

Au-delà de cette déconvenue, le fiasco de cette mission a montré combien il était urgent d’avoir d’autres alternatives pour accéder à l’ISS, alors que seuls les Russes ont ce monopole depuis 2011.

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